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Tome quatrième.
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7 6 HISTOIRE

blême des trois corps dont nous avons parlé, il est fâcheuxpour l’astronomie , qu’on soit encore dans le cas de dire,qu’elles laissent beaucoup à desirer pour l’exactitude des calculsastronomiques. On est forcé de convenir que la théorie, quidevroit absolument toucher au but, est encore, à cet égard, au-dessous de la méthode empyrique, employée par Mayer, Masonet Burg : c’est sans doute ce motif qui engagea en 176b , l’aca-démie des sciences de Paris , à proposer pour son prix de 1770 ,ce sujet aux géomètres de l’Europe. Les pièces envoyées auconcours ne parurent pas d’abord remplir ses vues , c’est pour-quoi le prix fut remis et doublé pour 1772. A cette époque ,deux pièces excellentes fixèrent sur tout les regards de l’aca-démie , l’une d’Euler et l’atitre de la Grange ; et elles lui pa-rurent toutes deux se balancer tellement en degré de mérite,qu’elle crut devoir leur partager le prix. Ces deux pièces setrouvent dans le y e . volume des Prix de L'Académie.

II y avoit encore une grande question à décider sur le mou-vement de la lune; c’est celui de son équation séculaire , prou-vée par Halley, vérifiée de nouveau par le citoyen de la Lande ,employée par Mayer , et néanmoins regardée comme douteusepar les géomètres qui ne pouvoient pas l’expliquer. Nous n’en-trerons pas ici dans des détails sur cet objet. Nous nousbornerons à dire que ce sujet faisant partie de celui du prixde l’acadéinie des sciences , k décerner en 1772, il fut traité parle cit. de la Grange , qui fit voir que le calcul analytiquene donnoit et ne pouvoit donner aucun terme qui tendît àaltérer la quantité du mouvement moyen de la lune , et la dif-ficulté a subsisté jusqu'à ce que le cit. de la Place ait reconnuque cette équation provenoit de la diminution de l’excentricitéde l’orbite lunaire. Voyez ci-après page 82.

Quoique dans le récit des travaux entrepris pour la résolu-tion du problème des trois corps , nous ayons donné la pre-mière place à ceux d’Euler, Clairaut, d’Alembert, il seroitinjuste de ne pas faire mention de ceux de divers autres géo-mètres-astronomes, qui, par leurs tentatives et par leurs diffé-rentes manières de l’envisager, ont contribué à jeter un nou-veau jour sur cette intéressante question.

Parmi ces géomètres , je nommerai d’abord Thomas Simpson.II donna une solution analytique dans son ouvrage intitulé,MisceUaneous tracts on some curìous and very interesting suò-jects in mechanics, physical astronomy etc. ( London , 1767,in~4°. ) Il y traita spécialement le mouvement de 1 apogée,partie comme on-l’a vu la plus délicate et la plus difficile decette théoiie.

Le P. Erisi, dans son ouvrage de Gravitate corporum uni-