jS HISTOIRE
lieu, il détermine les séries qui exprimeraient les mouvetnensdes trois corps donnés après un certain temps écoulé, et il énrésulte que ces séries mêmes ont un grand inconvénient, celuide ne point converger.
Nous avons indiqué tous les ouvrages de théorie où le pro-blème des trois corps a été traité; nous ajouterons l’introduc-tion à l’étude de l’astronomie physiqué du citoyen Cousin, quia paru en 1787 , in-\°. , et sur-tout la mécanique céleste du *citoyen de la Place, 1799, 2 volumes in- 4 0 . C’est ici qu’on trouvele dernier état de l’analyse et les dernières découvertes qui étoientà faire dans l’astronoinie physique.
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De Vaccélération, de la lune.
Nous n’avons parlé qu’en passant de l’accélération de la lune,mais on en a été si longtemps occupé que cela doit faire unarticle dans l’histoire de l'astronomie. Cette accélération dumouvement moyen de la lune étoit un des phénomènes les plussinguliers de l’astronomie physique et dont on alloit tirer lesconséquences les plus curieuses. Car si l’on démontroit une ac-célération proprement dite, il s’en suivoit où que le mouvementdiurne de la terre éprouvoit une retardation successive, ou quela terre s’éloignoit continuellement du soleil ; ou que la luneéprouvoit une diminution de sa force projectile autour de laterre. Dans le premier cas, la durée d’une révolution périodiquede la lune étant mesurée par un certain nombre de révolutionsdiurnes de la terre, si ces révolutions étoient plus longues , lalune paroìtroit avoir achevé son cours en moindre temps. Dansle second , c’est-à-dire si la terre s’éloigne du soleil, ou décritune orbite plus ample, c’est encore, comme on l’a dit ailleurs,une cause par l’effet de laquelle la lune ayant une orbite pluspetite, la parcourait plus promptement. Enfin si la lune éprou-voit de la part de l’Ether une résistance qui diminuât sa vitessede projection , elle décrirait une ellipse de plus en plus contrac-tée , et par conséquent les quarrés des temps périodiques étanten raison des cubes des distances , ces temps diminueraientavec ces distances ou comme les racines quarrées de leurs cubes.
II étoit difficile d’admettre une pareille cause à l’égard de lalune sans l’admettre à l’égard de la terre , qui, dans ce cas ,contracterait aussi son orbite ; mais douée de plus de masse ellepourrait éprouver une accélération beaucoup moindre et à peinesensible. Un phénomène d’où résulteraient des conséquencesaussi singulières méritoit donc un examen particulier.