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Tome quatrième.
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84 HISTOIRE

et comme les géoraètres-astronomes ont vu facilement que laparallaxe diminue , comme le cosinus de la hauteur de l’astre,ou le sinus de la distance au zénit, on a eu aussi-tôt le moyende déduire la parallaxe horizontale, de celle qui a été observéeà une hauteur donnée.

II y a plusieurs autres méthodes du même genre employéespar les divers astronomes pour le même objet , comme celledes plus grandes latitudes, et celle des ascensions droites; 1 ’une futemployée par Ptolémée , ensuite par Tycho, de nos jours parLeinonier; l’autre fut imaginée par Régiomontanus , employée parDigge, Cassini, et dans ce siècle par Maskelyne ; elles ont très-bien réussi : mais il seroit trop long de les développer , et nouscroyons devoir renvoyer à l’astionomie du citoyen de la Lande,ou aux autres traités d’aslronomie , dans lesquels ces méthodessont expliquées.

C’est par ces moyens, plus ou moins susceptibles d’exacti-tude, ou employés avec plus ou moins d’adresse , que les astro-nomes étoient successivement parvenus à établir la parallaxehorizontale de la lune , dans ses plus grandes et moindres dis-tances , on en voit le tableau dans ('astronomie citée. Ptoléméela faisoit de 5 \ minutes à io3, au lieu de 54 à 61 que noustrouvons actuellement.

Depuis le commencement de ce siècle, les astronomes, aidesde moyens d observer si parfaits , s accordoient tous a nueminute près ; mais une minute est une soixantième environ dutotal, et dans un siècle où la science avoit fait de si grandsprogrès, c'étoit n ne erreur considérable : ainsi, il étoit impor-tant de parvenir à une détermination plus approchante de lavérité , comme celle dont nous sommes aujourd’hui en pos-session , qui est telle, qu’on a l’assurance de ne pas se trompersur la distance de la lune à la terre, de plus d’une cinquan-taine de lieues, ou de deux secondes sur la parallaxe.

Le seul moyen de parvenir à une exactitude semblable, étoitde rechercher fa parallaxe lunaire par des observations simul-tanées, faites aux extrémités d’un grand arc d'un méridienterrestre. Car on concoit aisément que si deux observateurs Aet B fig. i , sous un même méridien et aux extrémités d'un grandarc AB de ce cercle, comme de podégrés, observentenmeme tempsla lune passant par ce méridien, et qu’on mesure sa hauteur ,en ayant égard à la réfraction , on aura un triangle ALE,dont la hase AB sera la corde de Parc qui mesure la distancedes deux observateurs, et dont les angles a cette base serontdonnés ; car chacun de ces angles est compose, savoir, decelui de la hauteur de l’astre, et celui que fait la corde de Parc ,donné avec la ligne horizontale ou la tangente de cet arc. On