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Tome quatrième.
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DE S MAT H É MAT I Q U E S. Paut. V. Liv. V. 97à Paris, où elle fut de cinq doigts et demi. Elle a été suivie,à pareil intervalle de temps, de celle du 23 juin 1778, qui íutobservée en mer par dom Antonio de Ulloa, chef d’escadre dela marine espagnole. Mais la période de dix-huit ans ne ramènepas les éclipses bien exactement ; il n’y a quê celle de cinq centvingt-un ans, Astr. art. i 5 o 3 .

L’éclipse de 1778 est remarquable par l’observation que tirentles astronomes espagnols , d’un point lumineux vers le bord de lalune, qu’ils prirent pour une ouverture qui donnoit passage àla lumière du soleil ; on est persuadé aujourd’hui que c’étoitle volcan aperçu ensuite par M. Herschel, sur cette planète ,et plusieurs fois depuis. Cette éclipse fut totale et annulaire surl’océan atlantique , que traversa le centre de l’ombre , avant depasser sur les côtes d’Afrique j elle fut observée d’environ cinqdoigts à Paris.

Parmi les éclipses de soleil arrivées dans ce siècle, une desplus remarquables est celle qui eut lieu le 2 5 juillet 1748. Lesoleil étant voisin de son périgée, et la lune de son apogée ,il en devoit résulter pour les lieux où elle seroit centrale , uneéclipse annulaire , puisque le diamètre apparent du soleil de-voit excéder de quelques minutes celui de la lune. Ce n’étoit pas,à la vérité, à Paris qu’elle devoit avoir cette apparence, maisdans le nord de l’Angleterre. Ce phénomène est si rare, queLemonnier fit le voyage d’Angleterre et d’Ecosse pour l’obser-ver ; et il eut l’avantage de prouver que le diamètre de la lune,vue sur le soleil, ne diminuoit pas autant que la Hire l'avoitpensé.

On n'avoit jamais vu en France, la lune toute entière surle disque du soleil. On eut enfin ce spectacle le premier avril1764, et on l’auroit eu à Paris, si un temps pluvieux ne l’eûtdérobé aux yeux des astronomes de cette capitale ; mais onen jouit dans beaucoup d’autres villes. L’approche de ce phé-nomène excita beaucoup d’astronomes à en calculer les phases;mais parmi les travaux de ce genre , on doit distinguer lescartes de cette éclipse , que madame Lepaute publia sous le titrede Carte du passage de l’ombre de la lune au travers deVEurope, dans Véclipse centrale et annulaire du premieravril 1764- On volt, uans une de ces cartes et dans son expli-cation , que l’éclipse devoit être centrale et annulaire pour touteune ligne tirée à travers l’Europe, en commençant un peu au-dessus du cap Saint-Vincent, et traversant une partie de l’Espa-gne et du Portugal jusqu’à Saint-Ander ; delà , passant sur laNormandie et la Bretagne , depuis Nantes jusqu’aux environsde Rouen , puis entrant dans la mer d’Allemagne , elle alloitse perdre à travers la Norwège et la Laponie , aux environs deTome IV. N