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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. V. io3nous transporte en quelque manière dans les régions célestes,et nous y fait apercevoir des objets qui, sans son secours,eussent toujours été ignorés de l’esprit humain. Mais ce n estpas là seulement un objet de curiosité; ces passages sont siintéressans pour parvenir à la détermination de plusieurs pointsles plus délicats de l’astronomie, qu’on peut dire que sans leurobservation, il manqueroit encore à l’astronomie une de sesconnoissances les plus satisfaisantes , celle de l’étendue de notresystème, et conséquemment celle de la grandeur véritable detous les corps qui le composent.

Nous avons déjà parlé dans le cinquième livre de la quatrièmepartie, tome 2 , page 323, des premières observations de cegenre, faites dans le siècle dernier. Nous allons reprendre lefil de notre récit.

Les passages visibles de Mercure sous le soleil sont assezfréquens. Nous avons vu que le premier fut observé le 7 no-vembre x63x , par Gassendi; il 11’eut que quatre témoins enEurope, Gassendi, le père Cysatus, jésuite d’Inspruck, Idem u sQuietanus, médecin et mathématicien de l’Empereur, et unanonyme à Ingnlstadt. II cn arriva un nouveau le 3 novembrei65i, mais ii ne fut vu que par Jérémie Shakerley, qui lit ex-près le voyage des Indes orientales , où il mourut, et son obser-vation n’a pu servir. On en observa encore en 166 1 et 1677;celle-ci fut vu à Saint-Hélène, par Halley, qui y fut envoyéexprès. 11 y en eut un en 1690 , mais qui fut observé en Eu-rope, et à la Chine par le père Fonteney, jésuite. Eníin, ledernidr du dix-septième siècle, fut celui de 1697, qui fut ob-servé en divers endroits. On en tira des conséquences utilespour déterminer la position des nœuds de l’orbite de Mercure.Ce n’est que depuis peu que le citoyen de la Lande a fait voirqu’on en pouvoit déduire le lieu de l’aphélie de Mercure etsou mouvement.

On a observé avec le même soin , tous les passages qui ont eulieu depuis le commencement de ce siècle , en 1720, 17^6, 17/sc»et 1743, le onzième est celui du 6 mai iy 53 . Celui ci est un deceux qui furent observés par un plus grand nombre d’astrono-mes , et qui occasionnèrent le plus grand nombre d’écrits. Il futprécédé d’un savant mémoire de Joseph Delisle , intitulé, Aver-tissement aux astronomes , sur le passage de Mercure sousle soleil , qui doit avoir lieu le 6 mai de cette année 1753,in-4 v . C’est un vrai traité de cette sorte de phénomènes. 11 endonne 1 histoire, il en explique les utilités, et les meilleurs moyensde l’observer.

On en a encore observé en 1766, 1769, 1782, 1786 , 77897799. Ils ont servi à avancer la théorie de Mercure , et le ei-