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Tome quatrième.
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espérer que difficilement d’y placer un observateur, et ce n’aété qu’en 1768 qu’on y a fait un voyage utile a l’astronomie.Quatre nations savantes imitèrent le zèle de la France. L’An-gleterre avoit déja annoncé dans les nouvelles publiques le dé-part d’un observateur pour l’Amérique septentrionale, lorsquela carte de Joseph Delisle lui ayant appris l’inutiiité de ce voyage»elle changea sa destination, et envoya M. Maskelyne, à 1 îlede Sainte-Hélène. Un astronome anglois. M. Mason s’ernbar-qua aussi pour aller aux Indes, à Bencouli, dans l’île de Su-matra ; mais les dangers de la navigation en temps de guerre »que cette hère nation croyoit ne pouvoir être que pour nous,déconcertèrent cette fois son projet, le vaisseau fut attaqué,désemparé de plusieurs agrès , et ne put arriver qu’au cap deBonne-Espérance.

L’académie des sciences de Stokholm envoya des astronomesen Laponie , et en divers endroits du nord de la Suède , avecde bons instrumens. Le Roi de Dannemarck envoya à Dron-theirn en Norvège , et l’académie de Pétersbourg dépêcha jusquesur les confins de la Tartarie et de Chine, où l’empire de Russiese termine dans des forêts et des montagnes, dont nous ne con-noissons presque que les noms.

Tout le monde sentoit l’usage des conséquences qu’on devoittirer de ces observations, c’est-à dire futilité qu’on se propo-soit d’en tirer. Nous avons dit, en commençant, que le passagede Vénus sur le soleil étoit de tous les phénomènes célestes»celui dont on devoit espérer la plus exacte détermination dela distance à la terre : presque toute l’astronomîe suppose cettedistance connue. La grandeur des orbite^ de toutes les planètes »la théorie des éclipses , la connoissance des masses , des vo-lumes , des densités , des diamètres de tous les corps céleste»tiennent à la parallaxe du soleil, et par conséquent à f observationdont il s’agit.

Le passage de 1761 ne fut pas observé dans tous les endroitsoù il auroit été utile de se procurer des observations. En effet.,celles que M. Gentil devoit faire à Pondichery, et celles queM. Mason alloit faire à Sumatra, n’ont point eu Heu, à causedes évènetnens de la guerre. Maskelyne , qui étoit allé à l’îlede Sainte - Hélène , ne put y observer la sortie de Venus; etPingré, qui étoit à l’île Rodrigue, ne pnt y observer 1 entrée,l’un et f autre à cause du mauvais temps.

Le passage fut observé dans le nord à Tobolsk et à Selinginsk Jdans le midi, au cap de Bonne - Espérance, à Rodrigue , àMadras, à Trinquebar , à Pékin et en Amérique, à Saint-John’s Nevfouudland. II n’y avoit de bien concluantes, que;