,10 HISTOIRE
d’Angleterre , envoya Dymond et Wales dans l’Amérique sep-tentrionale , M. Green dans la mer du Sud, sur un vaisseaucommandé par le fameux capitaine Cook, et Call à Madras ,aux Indes.
L'académie de Pétersbourg demanda des astronomes ; le ci-toyen de la Lande lui en procura de Genève et d’Allemagne ;elle lit faire à Londres et à Paris un grand nombre d’instrumens.Elle envoya des observateurs dans trois endroits de la Laponierussienne ; savoir, Rumouski à Kola , latitude 69°, longitude5o° Mallet de Genève à Ponoi, latitude 67°, longitude 5q;Pictet à Oumba ; on envoya le capitaine Islenief dans la Russieasiatique, à Yakoutsk, sur la Léna, latitude 62°, longitude147 7 ; d’autres astronomes allèrent du côté de la mer Caspienne,dans le gouvernement d'Astracan; Lowitz à Gurieí, latitude47°, longitude 70 ; Kraft à Orembourg, latitude 62° , longitude7Ô 0 ; et Christophe Euler à Orsk , latitude 5i° , longitude 76.Chacun de ces observateurs étoit bien accompagné , et munide toutes les choses nécessaires pour le succès de sa mission.Le citoyen de la Lande étoit sur le point d’aller à Pétersbourg,lorsqu’ayant appris que sélecteur Palatin vouloit bien contribuerà ces observations , en laissant voyager le père Christian Mayer,son astronome ; il se reposa sur lui cle cette commission ; Mayeralla à Pétersbourg , où il lit l’observation avec Albert Euler ,Lexell , StahL et Kotelnikow qui y étoient déja. Toutes ces obser-vations ont été imprimées successivement en Russie , et ellesont été encore insérées dans le quatorzième volume des Mé-moires de l 1 Académie de Pétersbourg.
Le Roi de Dannemarck demanda le père Hell, astronomede Vienne , pour faire l’observation à l’île Wardhus, ou Vardoë,extrémité septentrionale de notre continent. Ces observationsfurent imprimées à Copenhague , mais on ne les reçut qu’aucommencement de mars 1770, ce qui occasionna quelquessoupçons. Plan man observa à Cajanebourg, dans la Finlande,province de la Suède , et son observation fut envoyésans délai, ensorte qu’elle eût toute l’authenticité possible, etle citoyen de la Lande en lit un grand usage. 11 rassemblatoutes ces observations dans un mémoire particulier imprimeen J 772, à Paris, chez Lattre. Le mauvais temps priva 1 astro-nomie des observations que dévoient faire Legentil à Pondi-chery , Call à Madras , Pictet à Oumba , Helland à Tornéo ,et Mallet, suédois, à Pello. .
L'empressement que le citoyen de la Lande avoit de savoirle résultat de tant de préparatifs, fut seconde par M. Maske-lvne , astronome royal d’Angleterre, et par tous les autres astro-nomes , de manière que dès la fin de l’année 1769, il fut en