DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. V. n*
état de comparer des observations assez éloignées, pour pou-voir en conclure , avec une précision suffisante , la parallaxedu soleil. Ce résultat fut publié dans la Gazette de France ditio janvier 1770; les observations de Californie ne nous par-vinrent que le 7 décembre 1770, et celles de la mer du Sud,au mois de septembre 1771.
Dymond et Wales ayant été envoyés dans le nord de l’Aind-rique septentrionale, avoient choisi leur station au fort du princede Galles, sur la cote occidentale de la baie d’Hudson, près làrivière Churchil, à 58? 47 ; de latitude septentrionale , et6 h 26 ' dò 11 à P occident de Paris ; ils observèrent le contact inté-rieur de l'entrée, à t K iS f 2Ò I> , et le contact intérieur de lasortie Ù7 h o / 47", en prenant un milieu entre deux résultats,qui ne différoient que de ’ò ,r .
Le calcul de cette observation étoit donc indépendant de lalongitude du lieu, avantage considérable, à cause de l’incer-titude qu’il est si difficile de lever dans les observations de lon-gitude ; il en est de môme de celles de Californie , de la mer duSud et de Wardhus. Celle de Californie fut faite à Saint-Joseph,sous une latitude de 26° ò f 'Ò6*, Je contact intérieur de l’entréefut à o h 17/ 2,7" , et celui de la sortie à 51* 4 5 r 5o H ; il com-para deux à deux les cinq durées qwi avoient été observées en1769, deux en Europe, et trois dans l’hémìsplière occidentalde la terre.
L’observation de Californie, comparée avec celle de la baied’Hudson , lui donna la parallaxe moyenne de 8 ff 56 ; celle dela baie d’Hudson comparée avec celle de Taïti, donna íì" 55;celle de Californie avec celle de Taïti, 8" 53, le milieu est 8" 55»En prenant le milieu entre les observations de Cajanebourg etde Wardhus, comparées avec celles de Taïti, il trouva 8 ff 62,à-peu-près comme par l’observation qui fut faite au cap deBonne-Epérance en 1761, ce qui prouva qu’en effet Pingre s’étoittrompé aune minute à Rodrigue.
L'observation de Cajanebourg et celle de Wardhus étant lesseules qu’on eût de la durée entière dans le nord , et n’étantpas d’accord, la difficulté consistoit en deux ou trois dixièmesde seconde, dont l’observation de Cajanebourg donnoit moinsque celle de Wardhus , quand on les coinparoít avec l’obser-Yation de Taïti, ou avec celle de Californie. L’observation deWardhus paroîssoit être plus complète ; elle étoit annoncée avecplus d’assurance, mais elle n’avoít été publiée qu’au mois demars 1770; et l’on croyoit alors que la parallaxe devoit être de9". (Gazette de France du 12 janvier 1770.) L’observation!de Cajanebourg étoit annoncée comme exacte , qnoique moinscomplète, paree qxt'elle ne renferment point le second contact