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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. V. 117de les perfectionner. Ce fut le premier objet de travail que Le-monnier proposa au citoyen de la Lande , son élève , qui venoitd’être reçu à l’académie des sciences, en lyàA ; il lui fournis -soit des positions plus exactes des étoiles et des observationsde Mars qui n’avoient jamais été calculées, il en résulta bientôtdes tables plus exactes, dont on trouve les élémens dans les Mé-moires de l’Académie pour ij 55 .

Il falloit aussi tenir compte des dérangemens ou des pertur-bations , le citoyen de la Lande en donna le calcul, et il n’acessé d’observer Mars , et de calculer ces observations pourperfectionner les élémens, comme on le voit dans les Mémoiresde L’Académie de 177A, et dans la Connoissance des Tempsde 1790.

Mais ce travail a été refait avec tout le soin et tout le détailqu’on pouvoit y mettre, par le citoyen Michel le Français de laLande, son neveu, qui a repris toutes les observations ancienneset modernes , sur tout celles de Bradley et de Maskelyne, lecitoyen Bnrckhardt a recalculé les perturbations, et le citoyenle Français a dressé en 1800 des tables qui surpassent encoretout ce que l’on avoir fait, et qui ne sont plus exposées qu’àquelques secondes d’erreur : ces tables sont imprimées dansla Connoissance des Temps de L 1 an XII (1804.)

Jupiter et Saturne sont sujets à de si grands dérangemens,qu’on s’en est occupé long temps avant que de pouvoir les assu-jétir au calcul.

Depuis que la philosophie neutonienne ou la doctrine de lagravitation universelle a subjugué par ses preuves victorieusestous les esprits, on a reconnu les causes de diverses aberrationsque subissent les rnouvemens des planètes principales elles-mêmes. On se tromperoit en effet , si l’on pensoit qu’à causede leur éloignement considérable les unes des autres, ellesfussent entièrement exemptes des effets de faction mutuelle.11 est vrai que c’est sur-tout dans Saturne et Jupiter que cephénomène se manifeste : on observe que Jupiter et Saturne sedérangent mutuellement, de sorte que l’un et l’autre accélèreou retarde son mouvement, c’est-à-dire , est plus ou moinsavancéqu’il ne devroit être, d’après le calcul des tables. On croyoitmême apercevoir un retardement continu dans Saturne, et uneaccélération dans Jupiter. Ce phénomène paraissoit avoir lieuégalement dans tous les points de leurs orbites , indépendam-ment de leur aspect. En effet, les astronomes qui, en partantdu mouvement moyen établi par les plus anciennes observationsvoisines de notre ère, ont entrepris de calculer le lieu de Sa-turne, par exemple, pour la fin du seizième siècle, l’ont cons-tamment trouvé plus avancé de plusieurs minutes, suivant leur