! 34 HISTOIRE
ou co tan gentes des hauteurs, en prenant pour la première deces distances , celle de 88° 21 7 qui est le quart de cercle diminuéde trois rétractions horizontales ; il en résultera une premièreréfraction approchée pour la hauteur donnée, et étant em-ployée suivant la règle ci-dessus, elle donnera la vraie réfraction.
C’est sur ce principe que Bradley a construit une Table deréfractions pour les différentes hauteurs sur l’horizon. Cette tablea été fort accueillie par les astronomes, et elle est employéegénéralement depuis qu’elle a été publiée dans la Connoissanceiles temps. On a cru qu’il falloit ôter i 7 de la réfraction à 4^°et à x5° en ajouter 7 à 8, mais cela n’est pas encore constats*Lambert, dans les Mémoires de Berlin pour l’année 1772, <Rtque les particules hétérogènes même aqueuses, mélangées avecT air, n’iníluent en rien sur sa puissance réfractive ; cela seroitvrai si, comme le pense Lambert, elles y étoient simplementinterposées , mais l’on sait aujourd’hui que l’air et l’eâu se dis-solvent mutuellement, et qu’il se fait une vraie combinaisonchymique entre ces deux substances. Or, iln’y a aucun doute quede l’eau par exemple, saturée d’un sel, ne soit plus réfringenteque l’eau pure; et il doit en être de même «Tune air humideou combiné avec de l’eau.
Une découverte qui mérite d'être citée ici à cause de sonrapport avec les réfractions est celle que Jean-André de Luc afaite sur la constitution de notre atmosphère ; ces observationslui ont fait découvrir une règle très-simple d’après laquelle onpeut trouver les hauteurs des lieux par celles du baromètre, eny faisant entrer la variation de la chaleur de T air indiquée parle thermomètre. Cette règle est que lorsque le- thermomètre de8o° est à 16 0 au-dessus de zéro , la différence des logarithmestabulaires, des hauteurs du baromètre , exprimées en lignes ,donne exactement la différence des hauteurs des lieux où lebaromètre a été observé, exprimée en toises, si Ton ne prendque cinq chiffres; mais si le thermomètre est plus ou moinshaut que i6°-| , cette différence de hauteur, doit être corrigéeen y ajoutant ou en soustrayant autant de fois j-—* de cette dif-férence, que le thermomètre marquoit de degrés au-dessus dei6°~ ou au-dessous. Cette règle a servi au citoyen de la Grangepour faire voir que la chaleur diminue à mesure qu’on s’élèvedans T atmosphère , sinon exactement , du moins à-peu-près, enproportion arithmétique ; au moyen de quoi il parvient à uneexpression analytique de la réfraction. On pourroit avec cetteexpression calculer une table de réfraction qui auroit l’avantaged’être fondée sur des données plus exactes et sur une théoriemoins hypothétique que les précédentes! Le citoyen de la Grangecompare cette formule avec celles de Simpson et de Bradley,