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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VI. iS 9

la Gondamine, à faire des recherches d'histoire naturelle, età cultiver la médecine au Pérou, jusqu’en 1748. Son desseinétoit de revenir avec Godin; inais s’eri étant séparé pour allerherboriser dans les montagnes de Santa-Cruz de la Sierra , ilreyenoit chargé de richesses inestimables, de botanique et d his-toire naturelle , lorsque des circonstances imprévues í’obligèrentde prolonger son séjour en Amérique. On a craint , pendantlongtemps, qu’il n’eût succombé aux fatigues et aux dangersd’tin si long voyage. II arriva enlin en France ; iln’arien publié,ni aucun des siens , sur son voyage ; voyez son éloge dansles Mémoires de 1779.

Seniergue , chirurgien de la compagnie, fut assassiné àCuenca, dans la solemnité d une course de taureaux. La Con-damine , qui a donné dans sa relation du Fleuve des Ama-zones , celle de cette catastrophe, fit bien quatre ou cinq centsliéues pour obtenir la punition des assassins ; l’nn d'eux futenfin condamné et exporté , pour la forme , dans l’île de Chiloë;mais bientôt il eut sa liberté. On dit au surplus que Senierguefut victime d'une intrigue amoureuse. Dans ce pays-ci, on trou-veroit la vengeance un peu cruelle; mais dans le pays dontnous parlons , un meurtre, sur-tout d’un étranger , s'excuse enpareil cas.

Après les opérations dont nous venons de rendre compte ,il n’y eût plus de moyen de douter que les degrés terrestres,au lieu de croître en allant vers l’équateur , ne diminuassentau contraire, et cela coníirmoit les soupçons que les partisansde l’applatissement de la terre jetoient depuis long temps surles mesures du degré de France. 11 devenoit parconséquent im-portant de vérifier ces mesures , soit pour constater Terreur eten reconnoîrre la source, soit pour établir , d’une manière pluscertaine, la grandeur du degré moyen qui tombe dans nosclimats. Les académiciens revenus du nord ne tardèrent pasd’y travailler , et ils commencèrent par le degré de Picard. Usy employèrent le même secteur qu’aux opérations du nord, etdes observations de deux étoiles différentes , faites à Paris et àAmiens, ils conclurent la distance entre les tours des deuxCathédrales, de 1" 2" 29" ; mais les observations de Picardftvoient été faites a Malvoisine , (qui est, suivant sa mesuregéodésique , de t 9 3 q 4 toises plus austral que les tours Notre*Dame , ou de 20 r 24" et à Amiens, dans un lieu plusboréal que la cathédrale , de 7 5 toises ou ò" , de sorte queséduisant ces observations aux termes des deux cathédrales ,Picard, qui avoit trouvé son arc entier, de ]° 22 / 55* 1 ,eût trouvé k distance des deux cathédrales, de i° 1' 'àù" ;de - là , il résultyit qup le dígré étoit de 5 y i 83 . toises , et