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Tome quatrième.
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160 HISTOIRE

l’applatissement de 7-^. ( Degré da Méridien , &c. , 1740 ,in - 8°. )

Mais les académiciens revenus du nord , venoient à peinede conclure cette correction au degré de Picard, qu’on re-connut dans sa mesure une erreur aune autre espèce : voicicomment et à quelle occasion. A peine le voyage au cercle po-laire étoit fini, que Cassini de Thury, petit fils de DominiqueCassini, et fils de fauteur du livre de la grandeur et de laJigure de la terre , forma le dessein de vérifier les opérationsde son père et de son grand-père, dans lesquelles la mesurefaite sous le cercle polaire , ne permettoit 'plus de douter qu’i!ne se fùt glissé quelques erreurs.

Nous ne pouvons taire ici, car la vérité oblige l’historicn dene rien cacher, que ce ne fut pas sans quelque peine que lespartisans de la terre allongée , à la tête desquels étoit natu-rellement Cassini, admirent la nouvelle mesure. On éleva quel-ques difficultés sur l’opération de Maupertuis et consorts. Onfit même quelques plaisanteries sur sa manière de se mettre àson retour , et sur une Lapone qu’il avoit amenée de Tornéa , celadonna lieu à une petite vengeance de Maupertuis, qui publiaen 17 4 ° une brochure, intitulée , Examen désintéressé des diffé-rens ouvrages qui ont été faits pour déterminer !a figare dela terre; ensuite les anecdotes physiques et morales : enfin,une Lettre d’un horloger anglais , qu’il supprima lorsqu’il futracommodé avec les Cassini. Dans le premier ouvrage , en fai-soit semblant de prendre le parti des opérations des Cassini ,il les cridquoit d’une manière sanglante, en faisant voir ques’ils avoient tort, ils seroient tombés dans des erreurs trop gros-sières , pour que des hommes de ce mérite pussent en être soup-çonnés ; mais Maupertuis a depuis désavoué et en quelque sorterétracté cette critique. Et en effet, nous nous hâtons d’obser-ver , à la décharge de cette famille , si illustre dans les fastesde l’astronomie , que la plupart des erreurs qui avoient occa-sionné la fausse conséquence de rallongement de la terre, nesauroient lui être imputées , ou du moins étoient fort excusa-bles ; si l’on considère en effet que les degrés terrestres mesurésen France , ne diffèrent de l’un à l’autre que de neuf toises ; sil’on fait attention que l’astronomie-pratique et le mécanisme del’astronomie n’étoient point encore portés au point où on lesa vus depuis ; qu’enfin, au temps de ces opérations, on ne soup-çonner t encore ni la notation de l’axe de la terre , ni l’aber-ration des fixes, d’où naissent des corrections si importantes et sinécessaires; si, dis-je, on fait attention à toutes ces circonstances,on ne sera pas étonné que dans les observations de l’amplitudede l’arc céleste qui traverse la France, on se soit trompé de

quelques