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Tome quatrième.
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,62 HISTOIRE

effet, pour confirmer cette diminution graduelle, en allant versl’équateur.

La partie de la méridienne entre Paris et Dunkerque , futJa dernière qu'on vérifia. II y avoit déja, comme nous Pavonsdit plus haut, de grands soupçons sur la vraie longueur de la basede Picard, et ils éloient d’autant plus forts, que la base voisinede Bourges, avec laquelle elle n’étoit pas d'accord, mesuréedeux fois, avoit encore été vérifiée par Lacaille, durant 1 hiverde 1740, et avoit été trouvée de la même longueur. Ces soup-çons exigeoient conséquemment qu’on commençât les opéra-tions du nord de la méridienne, par vérifier la base de Picard.Cassini, aidé de Lacaille , s’en occupèrent en 1740. 11s trou-vèrent effectivement , ainsi qu’on l’avoit soupçonné , que cettehase étoit non de 5 664 toises, comme Picard l’avoit trouvée, maisseulement de 5 667, c’est-à-dire moindre d’environ une toise parmille. L’opération répétée cinq fois, donna toujours le mêmerésultat, et à la cinquième fois, elle fut constatée par la pré-sence des commissaires nommés par l’académie. Cependant ,comme l’un des termes de Ja base de Picard n’étoit pas entiè-rement distinct, le moulin de Juvisy, auquel elle s’appuyoitd’un côté, ayant été détruit, et qu’on 11’en trouvoit que les fon-demens , 43 assini employa une autre manière de la vérifier. IImesura à-peu près dans l’aligneinent de cette base, une distance,et par trois nouveaux triangles il alla rejoindre un de ceux dePicard. Cette opération lui donna un côté de ce triangle; sa-voir, celui qui joint la tour de Montlbéry et le clocher deBrie-Comte-Robert , de 18108 toises, au lieu de 18121,que Picard avoit conclues de sa base. C’étoit donc encoreune différence d’une toise par mille sur ce côté , et parconséquent sur la base qui avoit servi à la mesurer. Lemonnierentreprit de vérifier ces triangles , et il s’en occupa souvent ,soutenant toujours que la mesure de Picard étoit bonne. Iîen parloit si souvent, que l’académie résolut en 1766 , delever toute difficulté , et de constater ce qu’on appelloit Ter-reur de Picard, ou la différence des toises. On nomma huitCommissaires, qui se divisèrent en deux compagnies, pour tra-vailler à cette vérification ; on trouva encore une toise par millede différence sur fa distance de la tour de Montlhéry au clo-cher de Biie-Comte-Róbert; une des deux compagnies ne fai-soit cette différence que quatre pieds et demi par mille toises.En s'en tenant à cette dernière détermination , il en résulte tou-jours ce fait, que Picard s’étoit du moins trompé de Cette quan-tité dans la mesure de sa baée. Au reste, cette erreur ne doiten rien préjudicier à la réputation si justement méritée par Pi-card j cela veut dire que sa toise n’étoit pas la même que celle