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Tome quatrième.
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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. VI.qui ont servi de base à leur détermination , et qui se rapporteau treizième degré du thermomètre à mercure , divisé en quatre-vingt , et à seize degrés un quart du thermomètre centigrade,ce mètre seroit égal à 44^, 291 lignes de cette toise ; et en-suite, qu’en réduisant comme il convient de le faire, le mètreà la température qui a été adoptée pour le module dans l’ex-pression de la longueur des bases qui ont servi à calculer laméridienne , et qui est de 11° du thermomètre cen-tigrade. Le mètre vrai et définitif est de 44 ^ lignes 296 de latoise du Pérou, toujours supposée , comme nous Pavons dit , àla température de seize degrés un quart d u thermomètrecentigrade , seul degré de température auquel cette toise peutêtre considérée , comme la toise qui a servi aux opérationsfaites au Pérou. Les variations de longueur que les métauxéprouvent à différentes températures , et les différences desdilatations du platine dont est fait le module , et du fer dontla toise est faite , exigent ces réductions. Cette longueur, de4 43 lignes 296 du mètre vrai et définitif, pourra dans lapratique , et en n’employant que deux décimales, comme ona lait pour le mètre provisoire, être réduit à 44 ò l do. Or, lemètre provisoire avoit été supposé de 44^ lignes, 44 i ainsi ,le mètre vrai et définitif est plus court que le mètre provi-soire de o 1 14, ou un peu moins d’un tiers de millimètre. Lecitoyen de la Lande en rapportant tout à la chaleur moyennede la terre, qui est de io° sur le thermomètre de 80 , a trou-vé le quarante - cinquième degré de 5 y 012 toises, au lieu de57 023 qu’on avoit coutume de supposer, et c’est-là dessusqu’il a calculé la table qu’il a mise dans l’Abrégé de la Géo-graphie de Guthrie.

Le nouveau mètre , déposé le 4 messidor an 7 , ( 2.3 juin 1799)aux archives nationales, sera conservé avec soin j mais en toutcas on s’est ménagé un moyen de le retrouver facilement , parla longueur du pendule simple qui bat les secondes , et qui seraun étalon secondaire extrêmement précieux, encore offert par lanature même, et dont aucune cause destructive quelconque nesauroit altérer la longueur. Aussi, l’académie des sciences , quiconsidérois le système métrique en grand et dans tout son ensem-ble , avoit nommé des commissaires pour faire de nouvelles ex-périences sur la longueur du pendule. Elles ont été faites à l’ob-servatoire national, par les citoyens Borda, Cassini et Méchain ,avec une exactitude à laquelle il seroit difficile , pour ne pasdire impossible, de rien ajouter. Borda a décrit en détail toutesces expériences dans un mémoire intéressant, dont il a présentéune copie à la commission , et qui sera publié dans le re-cueil des pièces relatives à l’objet des mesures. On a eu vingt