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Tome quatrième.
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i 7 2 HISTOIRE

expériences toutes faites avec la plus grande exactitude , etdiscutées avec cette sagacité rare qui caractérisoit Borda ; lemilieu qui ne s’écarte pas des extrêmes d’un cent millième ,donne la longueur du pendule simple qui bat les secondes àl’observatoire national, de a5 499 cent-millièmes du module ,ou de la règle n®. 1 , supposée à la glace fondante. Or, commele mètre est égal à 9 . 5653 j millionièmes du module , le pendule estde 993827 cent-millièmes parties du mètre. On pourra donc tou-jours, et quand on voudra, retrouver la longueur précise dumètre , en déterminant de nouveau la longueur du pendulesimple à Paris. Une vérification aussi facile à faire dans tousles temps, doit être regardée comme un nouvel avantage dutravail des mesures que nous venons d’exposer. On espèredonner aussi la longueur du pendule à 4^° et au bord de lamer, en y transportant un pendule décimal de platine, fait avecgrand soin , dont le nombre de vibrations sera exactement dé-terminé à Paris. (Voyez les Mémoires de l’ Académie, de 1746et 1 747 , Astronomie , art. 2716. )

Une différence de onze toises sur le degré est une chose in-sensible ; elle ne mérite pas tout le temps qu’on y a mis, et toutela peine qu’on a prise ; mais on pensoit alors qu’on auroit lequarante-cinquième degré , et parconséquent le quart du mé-ridien avec une extrême exactitude ; on ne s’attendoit pas auxirrégularités dont nous avons parlé ; mais quoiqu’on n’ait pasle quart du méridien aussi exactement qu’on l’espéroit, le mètren’en est pas moins déduit de la nature, autant qu’il étoit pos-sible de le faire.

Quoique les plus grandes et les plus importantes mesures desdegrés soient celles dont nous venons de rendre compte, nousdevons parler de quelques autres qui ont été exécutées en diverspays. La plus ancienne est celle de la Caille. Cet habile astro-nome étoit allé en 1760 au Cap de Bonne - Espérance, pourobserver les étoiles australes , et pour déterminer la parallaxede la lune par des observations faites à la fois aux deux extré-mités d’un grand arc du méridien. Pendant le séjour qu’il íitau Cap, le sol lui parut propre à une nouvelle mesure d’undegré du méridien : d’ailleurs, on n’avoit point de degré me-suré dans l’hémisphère austral. La Caille entreprit donc cettemesure, et l’exécuta dans les mois de septembre et octobre del’année 1761. Je n’entrerai point dans le détail de ses opéra-tions, qu’on peut lire dans les Mémoires de VAcadémie, pouriy5i. 11 trouva à la latitude moyenne de 33° 18' ~, le degrédu méridien de 5y o3y toises, c’est-à-dire presque égal àcelui qui a été mesuré en France. On ne s’attendoit pas à unpareil résultat ; mais comme le remarque Lacaille, le devoir