17 4 histoire
M. Maskeîyne deux toises de Paris, pour y réduire les yardsd’Angleterre.
L’on doit enfin au père Liesganig , ci-devant jésuite , lamesure de deux degrés du méridien , l’un en Hongrie , sousla latitude moyenne de 45° 57', de 56 881 toises; l’autre, enAutriche , sous celle de 4^° 4 ' 4 ' > de 5 j 086 toises. On peutvoir les détails de sa première opération dans son ouvrage in-titulé, Dimensìo graduum meridiani, &c. qu'il publia en 1770»à Vienne, in- 4 0 .
Voici la table des dix degrés mesurés sur la surface de laterre ; on les voit ici, à commencer par les plus voisins de l’équa-teur, avec les grandeurs qu’on a trouvées et les noms des astro-nomes qui les ont mesurées.
LATITUDESmoyennes desdegrés mesurés.
LONGITUDESdes degrés
EN TOISES»
auteurs des mesures.
V M
O. O.
56 7 53.
Bouguer , Godin , la Condamine.
33. 18. A
Sjoòj.
De la Caille.
3l). 12.
56888.
Mason et Dixon.
43. 1.
56973.
Boscovich et Maire.
44. 44.
67024.
Beccaria.
45. 0.
57023.
Cassini de Thury, la Caille , &c.
57012.
Delambre et Méchain.
45. 57.
56881.
Liesganig.
48. 43.
5 7 o86.
Le même.
49. 23.
57069.
Picard.
66. 2o.
5 7 4t 9 .
Maupertuis, Lemonnier, &c.
En comparant ces mesures entr’elles et relativement aux la-titudes, on voit le degré de la Caille presque aussi grand quecelui de Paris à Amiens, quoique pris sous la latitude de trente-trois degrés ; celui du père Liesganig , en Hongrie , paroît debeaucoup trop petit.
On a essayé de les combiner tous pour voir ce qu’il enrésultoit pour l'applatissement de la terre ; il faut pour cela com-mencer par comparer entr’elles deux des mesures précédenteset en déduire le rapport des axes ; car cette ellipticité, si lacourbure du méridien terrestre est parfaitement celle d’uneellipse, devra être la même, ou du moins à-peu-près, quelles