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Tome quatrième.
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deurs des quatre degrés du méridien mesurés jusqn’alors, sa-voir, ceux du Pérou, de France, de Laponie et du Cap deBonne-Espérance : il trouvoit que les degrés du Pérou, de laLaponie et du Cap se concilient en effet assez heureusementavec la figure elliptique , et le rapport de 229 à aZo entre lesaxes, en y allouant quelques légères erreurs, comme de 3o à 4°toises; car ce n’est-là pour l’arnplitude de 1 arc qu’une erreurde 2 à 3". Mais en suivant ce procédé , il se trouve que ledegré de France se refuse absolument à cette conciliation ;car il faudroit y supposer une erreur de 12 5 toises au moins,et le porter de 57074 toises à &j 199. Euler , néanmoins, nefait pas de difficulté d’admettre cette supposition , et par cemoyen, il trouve enfin que le méridien de la terre est une ellipsedont les axes sont dans le rapport trouvé par Newton, de 229à 23 o.

Mais le moyen de penser qu’un degré mesuré et vérifié tantde fois, soit encore sujet à une erreur si considérable ? Aussi La-caille trouve , avec raison , que ce doute trop affirmativementénoncé par Euler, étoit injurieux aux académiciens françois ,et il prit avec quelque vivacité leur défense, tant dans les Mé~moires de Berlin de 1764, que dans ceux de Y Académie dessciences de 1 j56.

Quant à nous, il nous paroît certain, et il le paroîtra sansdoute aussi à tous ceux qui voudront y réfléchir , que s’il estquelque degré sur la mesure duquel on puisse compter , c’estcelui de Paris à Amiens , après toutes les vérifications qui enont été faites. La prétention d’Euler ne sauroit d’ailleurs se con-cilier avec la mesure de la méridienne à travers la France.

Nous remarquons ici en passant, que dans ce mémoire, Eulerpropose un moyen de mesurer l’applatissement de la terre , autreque la mesure du méridien et des degrés du parallèle. 11 supposequ’on ait une grande plaine, comme de l’étendue de cinquantelieues , et que l’on mesure actuellement dans cette plaine unedirection inclinée au méridien, un arc de cercle d’environ deuxdegrés ; qu’on mesure ensuite , avec le plus grand soin, la diffé-rence des latitudes, il fait voir comment, au moyen des formulesde sa trigonométrie sphéroïdique, on pourra en tirer le rapport desaxes du sphéroïde ; mais , indépendamment de la difficulté detrouver un local convenable pour une pareille mesure, Eulerconvient lui-même que ce moyen tient plus à la pure spéculationqu’à la pratique.

Il semble donc qu’on ne peut se dispenser de reconnoître quela courbure du méridien terrestre n’est pas celle de l’ellipse ordi-naire.

Bouguer observoit que pour déterminer la courbure du mé-_ ridien