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Tome quatrième.
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i88 HISTOIRE

zénit, avec lïiorison et sa situation dans le plan du méridien ;mais , qu’estce que l’horison , sinon le plan perpendiculaire àla direction du fil aplomb, plan uniquement déterminé par iadans toutes les observations astronomiques? et qu’est-ce que leméridien, sinon le plan passant par cette verticale et par lepôle ?

D’Alembert revient aussi dans cette dissertation sur l’attrac-tion des sphéroïdes , et généralise beaucoup ses recherches surce sujet; car il ne se borne plus à considérer des sphéroïdeshomogènes, mais il les considère comme variant de densités sui-vant différentes lois, et même en ne les supposant plus de sim-ples sphéroïdes de circonvolution , niais elliptiques dans quel-que sens qu’on les coupe , pourvu toutefois encore qu’ils dif-fèrent fort peu d’une sphère, mais il est fâcheux que les for-mules données par ces solutions soient d’une extrême compli-cation.

Divers autres ouvrages de d’Alembert nous offrent encore des.recherches faites incidemment sur cette matière ; mais pour nousrestreindre , nous nous bornerons à en indiquer quelques ré-sultats. 11 fait voir, par exemple, et il est le premier qui en aitfait l’observation , que lorsqu’une masse fluide et homogène estmise en mouvement autour d’un axe avec une vitesse donnée*il n’y a pas seulement un sphéroïde applati qui est compatibleavec f équilibre , mais quïl en est plusieurs ( on a depuis dé-montré qu’il y en a deux). Ainsi, en supposant la terre fluideet homogène , tournant avec une vitesse de révolution de 23 b56 f 4" , un de ces sphéroïdes auroit ses axes dans le rapport dez'ào à z3i ; mais en vertu de cette même rotation, il pour-roit les avoir encore dans eelui de 1 à 681 . Il faut cependantremarquer que dans les sphéroïdes extrêmement applatis, lapesanteur à l’équateur étant presque nulle , le fluide peut sedissiper avec beaucoup de facilité, et par conséquent cette figured’équilibre ne doit pas être regardée comme bien stable (i).

Après les savantes recherches de d’Alembert, il ne falloir pasmoins que la sagacité du célèbre la Grange pour faire quelquespas de plus dans la solution complète de ce problème. II entre-

(i) Au sujet de celte espèce d’équi-libre , le P. Boscovich , qui avoit donnésut cette matière des recherches ingé-nieuses et savantes en 1755, fut atta-qué par d’Alembert ( Opusc. 1761 ,t. I, p. 246. ) ; il n’aimoic pas les Jé-suites , parce que l’on avoit critiquél’EncycIopédie dans le Journal de Tré-voux , et il a persécuté le P. Boscovichtoute sa vie ; mais celui-ci prouva com-

plettement que d’Alembert avoit tort,dans une note insérée, en 1770, dsnsla traduction de son ouvrage sur lamesure de la terre , jVoyage astron.et géograp. p. 449. Le f. Boscovichne faisoit pas autant de calcul intégralque d’Alembert , mais il avoit bienautant d’esprit.

r a Lan c b.