Band 
Tome quatrième.
Seite
202
JPEG-Download
 

20 i HISTOIRE

]a diminution observée des degrés du méridien du pôle à l'équa-teur exige une augmentation correspondante dans les rayonsterrestres, et parconséquent un applatissement dans le sens despôles. II passe ensuite à la comparaison de l’hypothèse ellip-tique , avec les longueurs observées du pendule à secondes. Pre-nant pour cet objet quinze observations choisies , il tait voirque l’on peut les concilier toutes avec une figure elliptique,en n’y admettant qu une erreur égale au dix-huit cent millièmede la longueur observee. L ellipticité correspondante à ce mi-nimum d erreur est de et celle que donne l’ellipse la plusprobable est On volt par-là que les aberrations de la ligureelliptique sont moins sensibles dans les variations des longueursdu pendule, que dans celles des degrés du méridien , et l’on a vuque la théorie des attractions des sphéroïdes donne une explica-tion bien simple de ces e circonstance.

Lorsque Clairaut publioit sa Théorie de lajìgure de la terre ,on n’avoit encore que deux mesures de degres terrestres ; collede Paris et celle du cercle polaire; elles donnoient un aplatis-sement de la terre plus considérable que celui de Tòo à 281;mais Clairaut a fait voir que dans toute hypothèse de densitécroissante en allant au centre, il devoit résulter un aplatisse-ment moindre que de Tòo à 23 i , et plus grand que de à578. Cependant il ne désespéroit pas alors de concilier les faitsavec la théorie, et il le faisoit assez heureusement, en suppo-sant qu’entre les deux degrés mesurés, il eût pu se glisser uneerreur de 80 toises, partie sur Tune , partie sur l’autre ; caralors le rapport des axes de la terre pouvoit devenir de 260à 26, , ce qui auroit concilié les mesures avec ce qui résultoitde sa théorie ; mais le degré mesuré vers l’équateur est venudéranger tout cela. Cette difficulté est même devenue bien plusconsidérable encore, à mesure qn’on a eu un plus grand nombrede degrés du méridien mesurés en divers endroits; car il en arésulté autant de rapports différens qu’on a fait de combinai-sons différentes, comme on l’a vu dans Partiels précédent.

Après tant de recherches savantes et profondes sur la figurede la terre , tant de tentatives peu satisfaisantes pour concilierles faits et la théorie, que devons-nous donc en conclure? ilest temps d en venir à ce résultat. A la vérité , il faudroit êtrePyrrhonien pour douter que la figure de la terre ne soit pasaprochante de celle d'un sphéroïde aplati par les pôles ; maisquel est la vraie quantité de cet aplatissement ? Les méridiensde la terre sont ils tous semblables? sont ils même elliptiques?les deux hémisphères sont-ils semblables ? Ce sont encore-là au-tant de questions indécises , et il semble même que plus on accu-mule de faits propres à les décider, pins elles deviennent in-