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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VI. 2 o '3certaines, au point que d’Alembert disoit en 177b (i), qu’il "6manquoit en quelque sorte plus rien pour rendre la questionde la figure de la terre aussi obscure que le pyrrhonisme peutle desirer; mais les irrégularités locales dont nous avons parlé,et qui ont été sur tout constatées en 1799, expliquent ces di-versités de résultats. Il nous suffit donc d’être certains que laterre est un corps rond renflé à son équateur, où dont le rayonmoyen de cet équateur est un peu plus grand que son axe derotation ; niais c’est-là peut-être tout ce qu’on peut conclureavec certitude.

Lorsqu’on considère la diversité des matières dont est com-posé le globe terrestre, il est bien difficile de se persuader quesa contexture intérieure soit uniforme ; quelle multiplicité denouveaux corps dont nous ne soupçonnons pas même l’exis-tence, ne nous présenteroit peut-être pas 1 examen de Tinté -rieur, s’il nous étoit accessible. De là viennent probablementles irrégularités qu’on observe dans les mesures, tant de la lon-gueur des degrés que de la longueur du pendule à diff’éi enteslatitudes; à i’égard des premières , on peut en rejeter partie surles erreurs inévitables des observations : quel observateur auroitla confiance de vouloir répondre de 2 ou à lf . Joignez y encoreles déviations du fil aplomb qui peuvent résulter du voisinage degrosses masses, soit posées extérieurement, comme les Apen-nins à l’égard des observations faites en Italie pour la mesuredu degré, soit intérieurement cachées, ce qui ne permet pasmême de soupçonner Terreur. On se persuadera , d’après cesconsidérations, qn’il a pu facilement se glisser dans ces obser-vations 4 à 5 secondes (Terreur, ce qui permet de faire àchacun de ces degrés des corrections de 80 à 100 toises, pourles réduire à une uniformité compatible avec la figure régulièredu méridien.

11 en est de même de la'~ìongueur du pendule; car, indépen-damment de la difficulté de mesurer exactement des centièmesde ligne, si nous supposons un pareil pendule au-dessus d’unemasse de la terre, beaucoup plus dense que le reste, commeune masse métallique, il devra accélérer son mouvement , lapesanteur étant plus grande. Ainsi, Ton trouvera le penduleplus long qu’on ne le trouveroit, si cette masse plus dense n'eutpas existé. Toutes ces causes (Terreurs, dans les observations,sont spécialement bien mises au jour et développées par lepère Boscovich, dans la partie physico-astronomique de l’ou-vrage sur la Mesure du Méridien dans U Etat ecclésiastique ,dont nous avons dé j a parlé.

( 1 ) Recherchestome 111 , prés.

sur différetis points importans du systerne du monde ,

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