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Tome quatrième.
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H I S T O I II E

une déclinaison telle que Pythéas la trouvoit , savoir , de a 3 °5 i > ; mais il la réduit pour ce temps à z 3 ° 4 i ' 4 - Cette variationdans cent ans est pour ce siècle et pour les voisins, tant avantqu’après, de 4~ par année; mais au temps de Pythéas, ellen’étoit que de 41 à 42". Euìer a construit, suivant ces principes,une table qui présente la déclinaison de l’écliptique , de centans en cent ans, depuis Pythéas jusqu’à Pan 2000.

J’observerai néanmoins ici que le citoyen de la Lande enadmettant comme Euler une diminution progressive dans l’obli-quité de l’écliptique et qui aura un terme, en diffère dans laquantité , parce qu'il prouve que la masse de Vénus est pluspetite qu’on ne le croyoit avant lui.

Quoiqu’il en soit, il paroît par cette théorie, qu’ii est un termeauquel cette diminution cessera d’avoir lieu, et qu’après ce termelui succédera une augmentation qui rétablira les choses dansleur premier état; et ainsi dans la suite des siècles.

II seroit sans doute curieux de connoître précisément le termede cette diminution et le temps auquel elle se changera en uneaugmentation, mais le doute sur la masse de Venus rend lachose impossible actuellement, ce sont des milliers d’années ;inais le calcul en dépend de tánt d’élémens encore incertainset sujets à variation, que personne n’a jugé à propos de l’cn-treprendre. II doit nous suffire de savoir que nous devons re-noncer pour nos descendans à l’agréable perspective d’un prin-temps ou plutôt d’un équinoxe perpétuel. Je distingue en effetbeaucoup l’un de l’autre, car il est fort incertain qu’un équi-noxe perpétuel fut avantageux à l’espèce humaine. N’y auroit-ilpas à craindre pour les régions voisines de l’équateur qu’ellesfussent absolument grillées par un soleil qui passeroit constam-ment tout près de leur zénit ? Les régions voisines des pôlesn ayant le soleil sur leur horizon que douze heures, et à lahauteur de leur équateur, seroient probablement toujours cou-vertes de glace, puisque les plus longs jours accompagnés d’unehauteur double du soleil ne parvient pas à la fondre entière-ment dans les ao° les plus voisins du pôle. Enlin, je ne saissi dans une latitude moyenne comme de 4 ° à 5 o°, le soleilne s’élevant jamais qu’à 4^° environ il auroit la force de con-duire les fruits à maturité. Si nous n'avions jamais que la cha-leur de la íin de mars , la végétation seroit bien peu de progrès.Je sais bien que cela pourroit être compensé par la duree cons-tante de douze heures de séjour du soleil sur 1 horizon ; je n’i-gnore pas que la chaleur du soleil au mois de mars succède aufroid de l’hiver qu’il faut qu’elle commence a dissiper. Mais ,malgré ces raisons, je crois la compensation fort inférieure;et ce qui me le persuade, c’est que malgré un été fort chaud,