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Tome quatrième.
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DES MATHEMATIQUES. Paîit. V. Liv. VI. a 3 ile soleil n’a pas plutôt atteint lequinoxe cl'automne, que dansces climats les brumes et les frimats commencent à s’emparerde la surface de la terre. Ainsi l’équinoxe perpétuel ponrroitêtre moins favorable que l’état actuel pour le plus grand nombredes habitans cle la terre.

On trouve dans les Tables de Vastronomie de la Lande , l’o-bliquité de l’écJiptique pour toutes les années ; mais il faut faireune. attention sans laquelle on trouveroit les tables en contra-diction avec ce qu’on vient de dire. C’est que cette diminutionse combine avec la notation de Taxe de la terre, dont la pé-riode est de dix-huit ans , et qui change l’obliquité de 9 secondes.Ainsi l’écliptique parent dans cet intervalle de temps éprouverun balancement qui augmente alternativement et diminue sanglequ’elle fait avec ì’équateur; mais au bout d’une période, la di-minution se trouve toujours surpasser l’augmentation, et cettediminution paroît actuellement de 35 " par siècle, quoique d'autresla fassent de óo" ; tel est le degré d’incertitude qui reste danscet élément, mais qui sera levée dans le courant du siècle oùnous allons entrer.

Le citoyen de la Place après avoir épuisé la théorie de la ligurede la terre, dans sa Mécanique céleste ,• discute un effet bienremarquable de cette ligure relativement à l’obliquité de l’éclip-tique , et dont on ne s’étoit jamais douté ; c’est l’iníluence del’aplatissement sur la partie des variations qui ne vient que desplanètes qui changent l’orbite de la terre.

Les mouvemens des corps célestes autour de leurs proprescentres de gravité ont le plus grand rapport avec leur ligure ;il considère donc ces mouvemens. 11 reprend d’abord les équa-tions qu’il avoit précédemment obtenues pour le mouvementd’un corps solide de ligure quelconque ; il détermine et intro-duit dans les équations les momens d’inertie du sphéroïde parrapport à ses axes principaux. Ces momens s’obtiennent sous uneforme très-simple, au moyen du développement du rayon dusphéroïde dans une suite de fonctions d’un genre particulier ,dont il fait un fréquent usage ; et il en résulte que si le secondterme de ce développement est nul, les trois momens d’inertiesont égaux entr’eux. Or, le second terme est donné par ì’in-tégration d’une équation aux différences partielles du secondordre, dont l’auteur conclut que Légalité des trois momens d’i-nertie , n’est pas particulière à la sphère , et qu’il y a une in-finité de solides qui jouissent de cette propriété, et dont tousles axes sont aussi des axes principaux. 11 examine ensuite lecas où le sphéroïde seroit composé de couches concentriquesde densité variables , et il donne l’expression des momens d’i-nertie dans cette hypothèse.