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Tome quatrième.
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DES MATHEMATIQUES. Pa»t. V. Liv. VI. -33en sorte que les variations du mouvement de son équateur surl’écliptique fixe sont une suite de son applatissement.

L’auteur rapporte ces mouvemens à l’écliptique vraie qui estelle même mobile sur l’écliptique fixe en vertu des forces per-turbatrice de Jupiter et de Vénus.

II en résulte que sans l’applatissement du sphéroïde terrestre,la variation de l’obliquité de l’écliptique vraie à l’équateur, parle déplacement de l’orbite terrestre que produisent les attractionsplanétaires seroif beaucoup plus grande, et qu’elle est réduiteà-peu-près au quart de sa valeur par le mouvement de i’équa-teur qui résulte de cet applatissement et des actions réuniesde la lune et du soleil. La même cause diminue également lavariation de l’année qui auroit lieu par le seul mouvement del’écliptique, et la réduit pareillement au quart à-peu-près dece qu’elle seroit. Enfin, il discute les variations qui résultentdetoutes ces actions dans la durée du jour moyen et dans lemouvement de rotation de la terre, et il fait voir quelles sontinsensibles.

V I I.

De la théorie des Satellites de Jupiter , de Saturne et de

Herschel.

La théorie des satellites de Jupiter, portée au point où elleest aujourd'hui, est une de celles dont l’astronomie pourroit leplus sénorgueillir. Car qui l’auroit cru, dans les siècles anté-rieurs à celui-ci, que non-seulement Thomme dût un jour dé-couvrir ces petites planètes, mais encore qu’il dût calculer leursmouvemens au point d’être en état de représenter à chaqueinstant leur position dans le ciel, et de prédire les momens oùils se cacheroient dans l’ombre de Jupiter, comme la lune lefait dans Tombre de la terre lors de ses éclipses. C’est-là néan-moins ce qui est arrivé, et ce petit monde si éloigné du nôtrenous est peut-être plus connu qu’à ceux qui Thabitent.

On se tromperoit au surplus si l’on pensoit que ce fut unsimple objet de curiosité. Ces petites planètes nous ont été d uneutilité aussi grande que notre lune elle-même pour les déter-minations géographiques. C’est le premier satellite de Jupiterqui nous a, pour ainsi dire, appris que le mouvement de lalumière n’est pas instantané, et qui nous a mis à portée decalculer sa vitesse.

Nous avons parlé assez au long dans le livre IV de la partieprécédente, de la découverte des satellites de Jupiter. Galilée,qui eût le bonheur de la faire, comprit tout de suite que si TonTome IV. Gg