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pouvoit calculer leurs mouvernens avec assez d’exactitude pourprédire leurs éclipses, elle pourroit être extrêmement mile à lanavigation. J 1 le donna même à espérer, ensorte que les Etatsd'Hollande lui dépêchèrent deux de leurs hommes les plus ins-truits , Hortensias et Blaew, pour en conférer avec lui. Ils virenten effet Galilée dans sa petite retraite d’Arceltri, maisilétoit troptard ; le chagrin de sa condamnation , une fluxion qui lui étoittombée sur les yeux et son grand âge , ne lui permettoient plusde s’occnper de pareils objets. 11s se bornèrent à lui remettre dela part des Etats une chaîne d or, comme témoignage de leurestime et de ce qn’ils attendaient un jour de sa découverte.
Galilée s’étoit occupé de la détermination des mouvernensdes satellites de Jupiter ; mais tout ce qu’il avoit lait à cet égarda été perdu. II 1 avoit confié, à ce qu’on croit, à son discipleVincenzio Reineri, religieux olivetan, qui fut chargé par le grandduc de Toscane de suivre les observations commencées parGalilée, et de travailler sur ses erremens. Et d’après cela ilprorneltoit, en i 63 q (i), de publier des Tables de ces satel-lites. Mais l'a k tente du monde savant fut trompée, car Reineridonna en 1646 une nouvelle édition de ses Tables Médiceennes,sans y comprendre celles des Satellites ; sur quoi Cassini jugequ’il avoit trouvé la chose plus épineuse qu’elle ne lui avoitparu en 1609. Riccioli nous apprend que Reineri avoit achevéces tables, qu’il lui en avoit envoyé uu essai; ruais que tandis qu’ilse préparoit à les publier, il mourut (en 1647) : et commeil étoit absent de chez lui, ses papiers et ses effets furent dila-pidés , de sorte que malgré les récherches faites par ordre dugrand duc, on n’en put rien retrouver.
Marins, qui avoit voulu disputer à Galilée la découverte dessatellites de Jupiter, voulut aussi le prévenir dans la publicationdes tables de leurs mouvernens; mais son travail ne peut êtreregardé que comme un ouvrage précipité. Elles étoient à peineau jour, qu’elles ne représentoient déjà plus les mouvernens deces planètes , et il ne paroît pas même avoir soupçonné les dif-ficultés particulières dont cette matière étoit enveloppée.
Elles furent, à ce qn’il paroît, mieux senties par Peiresc, qui,ayant formé le même projet que Galilée, avoit engagé Gas-sendi a observer les satellites, et qui avoit envoyé à ses fraisen Asie un observateur pour avoir un plus grand nombre d ob-servations.
Borelli nous apprend encore que J. B. Hodierna, astronomesicilkn ct auteur de quelques ouvrages physiques et astrono-miques, s’étoit occupé des satellites de Jupiter; car il en cite
(1) Talulae mediceac universates , &c. in praefatione.