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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. Y. Liv. VI. *35

plusieurs observations. II en avoit même dressé des tables qui,selon Cassini, en peu d’années s’écartèrent tellement de la vé-rité, qu’elles ne représentoient pas même ù-peu-près les confi-gurations des satellites. C’est tout ce que nous en savons surle rapport de Borelli ; on ne devoit pas avoir confiance en unastronome qui prétendoit prouver par des raisons optiques ,perspectives et astronomiques, que la terre est le plus grand detous les corps célestes à l’exception du soleil (1). Cet Hodiernaa aussi écrit sur les comètes un traité qui ne lui a pas fait grandhonneur, mais cependant il fut le premier qui observa des éclipsesdes satellites, medicaeorum ephemerides... menologiae joviscompendium , Panormi, i 656 .

On étoit fondé à attendre quelque chose de mieux d’AlphonseBorelli ; ce savant géomètre mécanicien et astronome est celuiqui, avant Cassini, raisonna le mieux sur les différentes appa-rences des orbites des satellites. Aidé des observations d’Ho^iernaet des siennes, il tenta d’établir la théorie de leurs mouvemens ;et s’il n’a pas réussi aussi bien que Cassini qui le suivit de près,on ne peut au moins s’empêcher de donner à son travail deséloges en plusieurs points. II publia en 1666 ce travail sous letitre de Theoricae mediceorum planetarum ex causis physicisdeductae. ( Florentiac , in- 4 0 . ) Le soin que prend Cassini de lediscuter, et ce qu’il en dit, prouvent que le travail de Borelli étoitdigne d’attention.

II est remarquable que Borelli dans cet ouvrage fait usage duprincipe de l’attraction mutuelle , et qu’il compare à cet égardles satellites à la lune. Mais il y avoit encore loin de cette idéea y appliquer le calcul comme Newton l’a fait dans la suite.D’ailleurs Borelli n’avoit pas une suite d’observations assez suivieset assez exactes, de sorte qu’il ne pouvoit atteindre à la déter-mination de la latitude et des nœuds de ces orbites.

Tandis que Borelli travailloit à Florence sur ce sujet, Cassinien f aisoit autant à Bologne, où il publia en 1 665 un écrit intitulé :J. - D. Cassini , profess. Bonon. de difficultatibus circa éclip-sés in jove a mediceis syderibus ejjectas cum earum solutione.Et bientôt après il publia à Rome, parmi ses Opéra astronomica,1666, ses tables intitulées : Tabulas mediceorum syderum ; quedeux ans après à Bologne ses Ephémérides Bononienses me-diceorum syderum ex hyp. et tabidis , J.-D. Cassini, in-\ Q . C’està cette époque qu’il faut rapporter la datte d’une théorie ap-prochée des mouvemens de ces petites planètes 3 ce furent cestables qui le firent appeler en France 5 car un exemplaire en

(i) II nunzio délia terra assai maggiore di ciasclieduna et di tutte lestelle msieme , excettuandone il sole, Palermo , 1644, *'«-4°.

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