DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. VI. a 3 7la raison physique du retardement observé dans les éclipses dupremier satellite, admettoit néanmoins cette équation, commedépendante de la distance de Jupiter à la lerie, quelqu’en futla cause. C’est pour lui une sorte d’équation purement empy-rique on donnée par l’observation. Elle paraît dans ses tablesdu premier satellite sous le titre de Tabula secunda equationisconjonctionum primi satellitisjovis ; lorsqu’elle est la plus grandeelle est de 14/ 10 11 .
S’il ref'usoit d'admettre cette équation comme dépendante dumouvement de la lumière, c’est que si elle avoit lieu, ilíalloit enadmettre une toute semblable dans les autres satellites. Or, ellene lui paroissoit point avoir lieu dans le calcul de leurs éclipses.Mais lorsque leur théorie eut été suffisamment perfectionnéepour démêler leurs inégalités bien plus compliquées que dansle premier satellite, il fut bien reconnu que celte équation leurdevoit être appliquée. Maraldi l’ancien étoit subjugué , peut-être,par l’autorité de Cassìni son oncle; car il est si facile de l’êtrepar celle d’un homme à qui l'on tient de près et que tout lemonde admire ; et il se refusa toujours à admettre cette équa-tion comme produite parle mouvement de la lumière, et commeapplicable aux autres satellites. Mais son neveu, après avoirpendant quelque temps adopté les sentimens de son oncle, serendit aux preuves démonstratives de ce mouvement, et dela nécessité de cette équation. 11 l’a même établie parmi très-bonmémoire donné en 1741 , à l’académie , sur le troisième satellite.
Nous avons assez parlé du premier satellite de Jupiter; ilest temps que nous parlions des autres, dont les irrégularitésont encore fatigué les astronomes pendant plus d’un siècle.
Maraldi oncle et neveu semblèrent s’être imposés la tâche desuppléer leur oncle en perfectionnant une théorie dont il avoitsi heureusement jeté les fondemens, et on leur a en effet beau-coup d'obligations à cet égard. On a d’eux , et sur-tout du der-nier, plusieurs mémoires insérés parmi ceux de l’Académie desSciences, et qui roulent sur les principaux élémens de cette théo-rie. Tous ces mémoires contiennent beaucoup d'observationset de réflexions utiles sur les différentes parties de cette théorie.
Le quatrième satellite lui présenta de grandes difficultés. En1750 Maraldi paroissoit désespérer de pouvoir concilier les phé-nomènes avec le calcul ; mais des réílexions et des tentativesultérieures le mirent à portée de le faire , et c’est l’objet d’unmémoire inséré parmi ceux de 1768. II y fixe le lieu du nœudascendant du satellite pour le premier janvier 1700, à 11 degrés5 q r du capricorne, son mouvement annuel de 5 f àb* ; l’in-clinaison de l’orbite sur celle de Jupiter à la même époque , de2 0 36 ', et le demi-diamètre de la section, de sombre , de 2 0 8' ;