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etd’après ccs suppositions, calculant plus de cinquante observa-tions choisies des éclipses de ce satellite depuis 1678 jusqu’eniy 56 , il trouve que l’observation «'accorde avec le calcul, pourla demi-durée des éclipses sans que la différence excède sen-siblement quatre minutes. Si l’on songe combien il est facile,dans i’observation môme, de commettre sur le moment de l’é-mersion et de l’immersion de ce satellite une erreur même de4 minutes , attendu la lenteur de son mouvement et la diffé-rence des vues et des instrumens, on sera porté à penser qu’ilest difficile de frapper plus directement au but que l'a fait encette occasion Maraldi.
Cet astronome ne se dissiinuloit cependant pas une difficulté.Newton avoit démontré que les mouvemens des nœuds étoienten général rétrogrades, et celui du satellite se trouvoit selonla suite des signes. D’après l’autorité de Newton , Bradley dansses tables donnoit aussi au nœud du quatrième satellite un mou-vement rétrograde d'un degré en douze années. Wargentin d’unautre côté leur donnoit uri mouvement progressif à-peu-près demoitié plus lent. Ce fut de la Lande qui , le premier lit voircomment le mouvement rétrogradé produisoit un mouvementdirect ( Mémoires de l’Académie , 1762).
Bradley s’occupa particulièrement des satellites, et ses re-cherches ont beaucoup contribué à jeter des lumières sur cettepartie de 1 astronomie. Il détermina d’abord les moyens mou-vemens plus exactement qu’on n’avoit fait, par la comparaisond’anciennes observations avec les siennes propres faites à Wans-ted lorsque Jupiter, après quatre révolutions, revint dans lamême situation sur son orbe. La comparaison des observationsintermédiaires lui íit connoître dans les trois premiers satellitesdiverses inégalités dont la période lui parut être de 487 jours,et qui lui sembloient tenir à la théorie de l’attraction mutuellede ces satellites, puisque c’est le temps au bout duquel ils re-viennent entr’eux à la première situation. Maraldi en avoit déjàreconnu une au second satellite dont la période lui avoit parude quatorze mois environ, ce qui aproche de 487 jours. Nousverrons dans la suite une relation bien plus marquée entre lesmouvemens de ces trois premiers satellites. Une chose assezsingulière à remarquer ici, c’est que le quatrième satellite deJupiter semble faire avec les autres une sorte de bande à part jcar tandis que les trois premiers sont en quelque maniéré en-chaînés entr’eux, par des inégalités, attachées a une périodecommune de 487 jours et quelques heures, le quatrième n’yparticipe point. Í1 en est de même de la nouvelle et éléganteloi que le cit. de la Place a trouvée régner entre ces satellites. Ellene s’étend pas au quatrième, parce qu’il est trop éloigné. Bradley