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Tome quatrième.
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"ÍO HISTOIRE

1s calcul du premier satellite dans certaines circonstances. II a

continué toute sa vie à perfectionner ses tables.

Mais il en est de la théorie des satellites comme de celle dela lune. Elle peut être considérée sous deux aspects, l’un pu-rement astronomique , l’autre physico-mathématique. Nous n’a-vons encore parlé que des travaux des astronomes qui l’ontconsidérée sous le premier aspect et qui, par des observationsmultipliées, sont parvenus à reconnoître les divers élémens dumouvement de ces petites planètes secondaires, et à en fixerles quantités. II nous reste à parler des efforts que les géomètresont faits pour découvrir à prìori, et soumettre au calcul lesinégalités.

II étoit en effet naturel de penser que les causes qui influentd’une manière si frappante sur les inégalités de la lune dévoienten produire aussi dans les satellites de Jupiter. II y a cepen-dant cette différence ; c’est que Jupiter étant plus gros que laterre, et beaucoup plus éloigné du soleil, l’inégalité d’actiondu soleil sur Jupiter et ses satellites doit être beaucoup moindre,et avoir un moindre rapport à celle qu’il exerce lui-même sureux. Si Jupiter n’avoit qu’un satellite, son mouvement seroità peine troublé par le soleil ; mais il est une autre cause d’i-négalité dans son mouvement, et elle provient d Faction deces satellites les uns sur les autres. Si Jupiter et Saturne troublentsensiblement leurs mouvemens mutuels , ensorte que Saturne estretardé et Jupiter accéléré , il est aisé de concevoir quel effetdoivent produire les unes sur les autres, ces petites planètes si fsouvent en conjonction et toujours si voisines les unes des autres.

. Ces difficultés multipliées engagèrent FAcadétnie a proposeren 1764 pour sujet de prix les attractions des satellites. E in-fortuné Riilly - attaqua aussi ce problêrne et y appliqua avecbeaucoup de sagacité et un travail considérable le calcul desperturbations causées par Faction des planètes les unes sur lesautres. Il commença à entreprendre ce travail en 1763, et donnasur ce sujet de iy 63 à 1766 plusieurs mémoires à l’Académiedes Sciences ; il examina d'aoord le dérangement occasionnédans les satellites par Faction seule du soleil, et le mouvementdes apsides produit par la non-sphéricité de Jupiter lui-même;sujet sur lequel dans le même temps Euler entretenoit l’Aca-démie des Sciences de Berlin Ment. 176^. Quelques réflexionssur ce dernier objet ne seront peut-être pas déplacées ici.

II sembleroit d’abord , dit Euler dans ce mémoire, que vuF éloignement immense du soleil, la masse considérable de Ju-piter, qui est deux cents fois celle de la terre, et le peu dedistance respective des satellites de Jupiter à cette planète, queleur mouvement dût être peu dérangé, et en particulier que

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