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les trois autres satellites lui paroissoient être sans excentricité ,
ou du moins n’en avoir qu’une peu sensible.
D’après les résultats de ses calculs, il construisit des tablesque l’on trouve à la suite de son ouvrage ; elles sont d’uneforme différente de celles de Cassini et de Wargentin ; il lescompare à celles de l’astronome suédois au moyen d’un grandnombre d’observations, et il paroît résulter de cette compa-raison qu’elles avoient déjà quelque avantage sur les premièrespour l’exactitude.
Nous avons dit que l’Académie des Sciences avoit proposéen 17 64 pour le sujet du prix de 1766, la théorie physique dessatellites de Jupiter. Ce prix fut remporté par Lagrange ; lapièce de ce célèbre géomètre qui fut couronnée offrit aussi lesinégalités dont nous venons de parler, calculées par des méthodesqui lui étoient particulières. Plusieurs résultats approchoient deceux de Bailly, d’autres en différoient comme on le peut voirdans la comparaison faite dans l ’Astronomie de la Lande.
On disputa pendant vingt ans sur les inégalités des satellites.,et surtout du troisième. Les recherches précédentes ne conte-noient que les inégalités dépendantes des premières puissancesdes forces perturbatrices. Le cit. de la Place comprit que celactoit insuffisant, et il reprit en entier, par une analyse toutenouvelle , la théorie des satellites dans les Mémoires de VAca-démie pour 1788 qui ont paru en 1791. Ce beau travail nousa procuré des tables complètes des quatre satellites de Jupiter ,surtout l’équation du troisième satellite de Jupiter sur laquelleWargentin, Maraldi,de la Lande travailloient depuis quarante ans.
Le citoyen de la Place a trouvé qu’il existoit réellement dansla théorie du troisième satellite deux équations très-distinctes,dont l’une dépend de la distance du troisième satellite à sonapside, et Pautre dépend de sa distance à Papside du quatrième.Ces deux équations sont presque égales, et leur somme peutaller à t5 ou i6 r de degrés ou r j > de temps. Ces équations s’ajou-toient vers la fin du dernier siècle, et se retranchoient au con-traire l’une de Pautre vers 1760; c’est la raison pour laquelleelles étoient peu sensibles vers 1760. Ces deux apsides étoientà-peu-près opposées, tandis qu’elles coïncidoient dans le der-nier siècle ; mais celle du troisième avance de 3° ò r par an.
On n’avoit eu égard avant le citoyen de la Place qu’aux iné-galités des satellites qui dépeîident de la première puissancedes forces perturbatrices; mais les rapports qui existent entreles moyens jnouvemens des trois premiers satellites , donnentune valeur sensible à plusieurs inégalités dépendantes des quarréset des produits de ces forces : c’est dans les inégalités de cetordre, qu’il trouva la cause des deux rapports singuliers qu’il