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culs lui firent voir cjiie dans le temps même où la comète est laplus éloignée de Jupiter, son orbite ne laisse pas d’en être encoretroublée à raison de l'action de Jupiter sur le soleil, parce queJupiter déplaçant le soleil d’une petite quantité, donne à f orbitede la comète un foyer différent.
Clairaut trouva le moyen de déterminer, par une synthèse fortélégante, ce qui devoit résulter de cette action sur le soleil, etcombien elle affectoit les révolutions de la comète. Pour ce quiest de faction directe de Jupiter sur la comète , il fallut déter-miner toutes les quantités qui y entrent par des suites de termesdépendans des situations de la comète pendant i 5 o ans, et parles quadratures approchées de différentes courbes.
On reconnut bientôt, en voyant combien la pertubation causéepar Jupiter avoit été considérable, que celle de Saturne ne pou-voit pas se négliger ; il fallut donc entreprendre ce nouveautravail.
Le cit. de la Lande calcula les distances de SaturneA la comète,le^ élongâtions et ses forces attractives pendant i 5 o ans. II carrade nouvelles courbes , et Clairaut en déduisit la quantité dontfaction de Saturne devoit influer sur le retour de la comète eniy 5 <) , c’est-à-dire de combien la période entre 1682 et 1769,devoit surpasser la période observée entre 1607 et 1682.
Tous ces calculs étant achevés au mois de novembre 1768 ,Clairaut annonça , à la rentrée publique de f Académie , les con-clusions définitives qu’il en avoit tirées ; il trouva 618 jours pourl’excès de la période qui alloit finir en 1769, sur la période pré-cédente ; d’où il suivoit que la comète devoit se retrouver dansson périhélie vers le milieu d’avril.
Les méthodes et les résultats de ces immenses calculs furentimprimés dans sa Théorie du mouvement des comètes en 1760 ,avec quelques changemens. L’on y voit que la différence desdeux périodes devoit être de 611 jours par les attractions deJupiter et de Saturne, 5 n pour f un et 100 l’autre ; févénementjustifia, à peu de chose près, cette belle théorie ; car la comètequi devoit passer à son périhélie le i 3 mars 1769 y passa le 4 avril.
Ainsi la plus fameuse de toutes les comètes a confirmé ce queNewton avoit dit que les comètes tournoient autour du soleilcomme les planètes ; mais elle est la seule quant à-présent.
Il y a bien encore deux comètes dont on croit connoître lespériodes et dont on espère le retour; la première est celle dei 532 et de 1661 , qu’on attendoit pour 1789 ou 1790 ; elle seretrouve dans les historiens, et surtout cn 1402, 11 l\S, 891,245, et même f année 11 avant J. C- D e manière que ce qu’onen rapporte s’accorde ayee les éléinens calcules par fin gré ,pag. i 35 .