D E S MAT H É MAT IQ UE S. Part. V. Liv. VI. 289La pièce du cit. de la Grange, q ni a remporté le prixde l’Aoadémieen 1780, est relative au retour de cette comète , et le prix proposépour 1782I avoit pour sujet la détermination des anciennes pé-riodes ; mais il faut observer que si elle passe à son périhéliedans le mois de juillet, on la verra difficilement à son retour ;du reste, le cit Méchain, qui a remporté le prix dc l’Académie en1782 , ne -trouve pas que les anciennes observations soient assezbien d accord pour mettre ce retour hors de doute ; ( Mémoiresprésentés, toin. X, ) et nous ne l’avons point vue, quoiqu’on enait vu trois autres en 1790.
La comète de 1264 et de 1886 est attendue pour 1848 ; au sujetde cette dernière, on peut voir les Mémoires de l’Acad. 1760,et Pingre, pag. 136; on peut la reconnoître dans les comètesde 978, 3q5 et de 874, avant notre ère; mais les observationsde 1264 sont trop imparfaites pour qu’on puisse compter surcette période.
La grande comète de 1680, sembloit à Halley être la mêmequi avoit paru 44 ans avant notre ère, ensuite dans les années682 et 1106; dans ce cas-là ce seroit aussi celle dont parle Ho-mère , ( Iliad IV, 75) elle auroit paru 619 ans avant notre ère.Si cette comète de r68o achève sept révolutions en 4028 ans, ellea dû passer près de nous 2849 ans avant l’ère vulgaire , et peutservir à ceux qui veulent expliquer physiquement le déluge,comme Whiston ( New theory os the Earth , p. 186 ).
Halley annonçoit son retour pour l’an 2264, mais il y a desdoutes sur ces retours. Voyez à ce sujet la Théorie des Comètesde la Lande, p. 92, et Pingre, p. 187.
Struyck croyoit reconnoître la comète de 1682 dans celles deï514, de 1378, 1240,684, 132, avec une période de i38 ans ;mais cette période est fort douteuse. (Pingré,tom. II, p. 148).
Le même auteur, en 1740, donnoit à la comète de 1677 unepériode de 98 ans, et croyoit que c’étoit celle de 1882 ; il trou-voit aussi des rapports entre celles de 1888 ct de 1337 , de 1877 etde 1899 , de 1676 et de 1896, de 16 65 et de 1066, de 1684 et de1110, de 1686 et de 1812, de 1702 et de 1402, de 1707 de 1887,de 1789 et de 1618, de 1718 et de 1299, de 1787 et de 1889 , de1743 et de 1882 ; enfin il pensoit que la belle comète de 1744 ,pou volt être celle de i538, observée par Apian et Gemma-Frisius ;mais ces identités sont très-suspectes. Pingré, tom. II, p. 149 ; e tpeut-être que les pertubations rendront les comètes très-diffi-ciles à reconnoître et leurs périodes impossibles à déterminer.
La comète de 1770, est celle qui a le plus occupé les astro-nomes, après celle de 1789 ; elle fut observée long-teinps , et l'onn’a jamais pu trouver une parabole qui satisfît aux observations.M. Prosperin reconnut d’abord qu’il falloit employer trois por-
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