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Tome quatrième.
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2 64 HISTOIRE

du point N se trouvera au-dessus ou au-dessous du plan dontla terre ne sort jamais, et le concours n'aura plus lieu. Ainsila question se réduisoit à voir si les 60 comètes que l’on con-noissoit, considérées au moment où elles sont à une distanceS N du soleil, égale à celle de la terre, se trouve aussi dansleur nœud, et par conséquent dans le plan même de l’écliptique.

Le ci t. de la Lande calcula donc pour chacune de ces 60comètes a quelle distance de ses nœuds elle peut se trouverdeux fois dans chaque révolution , quand elle passe vers N et Mà la hauteur de la terre , c’est-à-dire, lorsque sa distance ausoleil égale celle du soleil à la terre.

Si cette distance de la comète au nœud se trouvoit exacte-ment égale à zéro par le résultat du calcul, ce seroit unepreuve qu’il y auroit dans ce point-là une véritable intersec-tion des deux orbites de la comète et de la terre ; mais il suffitque la distance soit fort petite pour mériter attention, parcequ’elle peut bientôt devenir nulle.

II négligea toutes les comètes, qui, dans leur dernière ap-parition étoient à plus de 5 ° de leur nœud, quand ellesavoient passé à la hauteur de l’orbite de la terre ; mais il re-connut que plusieurs en avoient passé fort près; la comète de83/ étoit à 2° de son intersection avec l’orbite de la terre ;celle de 1299 à 4°, celle de 1696 à 5°, celle de 1618 à 2 0 ,celle de i683 à 5° , celle de 1789 à 5°, enfin les comètes de1763 et 1764 à un degré seulement ; ces calculs ne furent faitsqu’à-peu-près , en négligeant même l’excentricité de la terre.

Parmi les 8 comètes dont les nœuds approchent de l’orbitede la terre, celles de 1763 et 1764 n’étoient qu’environ à undegré de leurs nœuds ; cependant elles étoient assez éloignéesde I’écliptique , pour ne produire sur la terre aucun effet sen-sible, quand même la terre se fût trouvée au point N; maispour faire rencontrer ces deux globes, il ne falloit changer lenœud que d’un degré, puisque dès-lors la comète se seroit trouvéeprécisément dans son nœud, et sur le passage même de la terre.Or un changement d’un degré est une différence qui arriverasouvent par le seul effet des attractions étrangères. Nous enavons vu un exemple dans la comète de 1769, en une seulepériode de j 5 ans. A

A quoi donc tenoit-il qu’une de ces comètes ne passat pré-cisément sur l’orbite de la terre ? Quelques degrés d attractionde plus, occasionnés par la situation de quelques planètes, suf-fisolent pour produire cette rencontre, et pourroient 1 occasion-ner à la première apparition.

En effet la comète de 1607 et de 1682, que nous avons vuereparoître en 1769 , avoit son nœud plus avancé en 1769 de 2 0 ~

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