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Tome quatrième.
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D I. S MAT II t MAT IQ U E S. Part. V. Inv. VI. 267que donne la théorie ordinaire du flux et du reflux que le ois.de la Lande a expliquée dans son traité du Flux et Refluxde la mer y en 1781.

Sans parler du mouvement diurne de la terre , qui promènela marée en douze heures, autour de notre globe, le mouve-ment de la comète seroit alors si rapide , qu en moins d uneheure, elle auroit dominé perpendiculairement sur un tiers dela terre, auroit fait tourner la marée presque tout autour denotre globe, et noyé , peut-être, les continens des quatre par-ties du monde. Les plus hautes montagnes oii les hommes aientdes habitations, qui sont celles de ìboo toises, même dans laZone-Torride, seroient plongées dans ces îlots supendus surnos têtes ; et dans l’espace de quelques heures , toute la cir-conférence de la terre seroit peut-être enveloppée dans cettesubmersion.

II est vrai, que suivant la théorie des marées, l’élévation deseaux ne commenceroit qu’à 54 ° du sommet, c’est-à-dire, aupoint où se fait l’intersection d’un cercle et d une ellipse , demême superficie. Ainsi, les parties éloignées de la route ap-parente de la comète , pourroient échapper à ce déluge , pourvuque les oscillations du reflux ne détendissent pas jusques-là.

D’ailleurs, les ravages de la mer seroient précédés par desouragans, dont nous n’avons aucune idée, mais que la comèteet les eaux produiroient à-la-fois. Ces tempêtes renverseroientles villes,'et dévasteroient les campagnes , et seroient les avant-coureurs du dernier fléau de la nature.

On a peine à croire que les plus grands vaisseaux pussentrésister à des tempêtes et à des marées si violentes; mais s’ilrestoit quelque espérance de conservation pour l’espèce humaine,dans un tel événement, ce seroit pour un petit nombre denavigateurs. La marine, qui fait aujourd’hui la gloire et la puis-sance des Empires , seroit-eile destinée à sauver encore le genrehumain? Quoiqu’il en soit, ce grand art ajoute tant aux bien-faits de la nature envers les hommes, qu il n’a pas besoin decette considération pour être digne de nos plus grands efforts.

Il n’est pas nécessaire , pour former cet ellipsoïde aqueux,de supposer avec Winston, que les abymes souterrains s’ouvrent,et que la croûte terrestre se fende. 11 paroît fort douteux qu’il-y ait des eaux dans l’intérieur de la terre, à une très-grandeprofondeur ; mais le lit de la mer contient assex d’eau pourcouvrir les montagnes. Dans le voyage de Verdun, Borda, etPingré , on a fait sonder en mer , et des lignes de 1200 brassesou de 1000 toises, n’ont pas suffi pour trouver le fond , quoiquece ne fût qu’à 20 lieues de la Côte d’Afrique : la profondeurde la mer égale probablement la hauteur des montagnes, et