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Tome quatrième.
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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. TT. 271craindre actuellement; quelque désastre , cesseront à leur tourd être dans ce cas-là. On voit assez que de pareils changemensne peuvent s’opérer que dans des milliers de milliers de siècles ,sur lesquels nous voudrions inutilement étendre nos calculs.

II y a huit comètes, parmi les 6 o que l’on connoissoit, qui nepeuvent parvenir à l’orbite de la terre, parce qu’elles 1 envi-ronnent extérieurement, c’est-à-dire,que leur distance périhélieest plus grande que celle de la terre au soleil. Mais combiend’autres comètes qui sont encore inconnues P Si depuis 44 ansqu’on observe les comètes avec plus d’attention, l’on en a vujusqu’à 44 1 il est probable qu’il en existe dans le système solaireplus de trois cents , si l’on peut supposer les révolutions descomètes de trois siècles plus ou moins.

Lambert, après avoir discuté cette question, pense que c’estmettre les choses fort au rabais, que de supposer seulement troiscents comètes visibles ; « II y a lieu de croire, dit-il, que le nombre» va à quelques milliers, et une évaluation très-modique fera» mouvoir dans notre système pour le moins 5 oo millions de55 comètes» (Système du Monde, p. 49 ct 78 ); sans parler descomètes qui, n’appartenant à aucun système particulier, appar-tiennent à tous, et se promenant sans cesse de monde en monde ,font peut-être le tour de l’univers. Ces conjectures de Lambert,sur ce grand nombre de comètes , sont peut-être trop vagues ettrop hasardées ; si l’on préfère dévaluation de trois cents comètes,qui paroissent pouvoir exister vraisemblaraent dans notre sys-tème solaire, il en peut venir à-peu-près une chaque année , etpuisque la huitième partie de celles que nous connoissons , peutapprocher de la terre , il peut y en avoir 40 dans ce cas-là. Dès-lors tous les 7ou 8ansil yenauroit une des 4<2 que nous pourrionsavoir à craindre. Mais quand même l’on supposeroit que lesnœuds de toutes ces comètes seront exactement et rigoureuse-ment placés sur l’orbe de la terre, la première fois qu’elles repa-roîtrònt, ce qui est dans un ordre de possibilité prodigieusement• éloigné, il y auroit encore 64 mille contre un à parier pourchaque année, qu’une de ces comètes n’approcheroit pas de idmille lieues de la terre.

Il seroit facile de suivre les mêmes calculs pour chacune desplanètes que nous connoissons, et qui peuvent être rencontréescomme la terre , par des comètes ; on trouveroit peut-être dansquelques-unes de ces orbites des intersections plus voisines deleurs circonférences j alors on verroit augmenter considérable-ment la probalité ou la possibilité du choc entre les massesénormes qui roulent sur nos têtes. C’est ainsi que Tordredes mouveinens célestes, tout admirable qu’il est, semble ren-