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Tome quatrième.
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272 HISTOIRE

fermer dans lui -même une cause immédiate , naturelle et néces-saire des plus énormes révolutions.

Ici íinit le mémoire de la Lande. Je fus chargé par le magistratde l’examen de ce mémoire, le 8 mai 1773, pour le faire imprimer.Voici les termes de mon approbation.

J’ai lu , par ordre de monseigneur le chancelier, un manuscrit,intitule : Réflexions sur les Comètes qui peuvent approcher dela Terre ; et je n’y ai rien trouvé qui puisse accréditer les ter-reurs conçues sur Faction prochaine dune comète. II m’a paruau contraire propre à les calmer, en faisant voir que l’événe-ment redouté, quoique dans l’ordre des possibles, est de cet ordrede possibilité auquel il est d’usage à tout être raisonnable de nefaire aucune attention, vu son éloignement, suivant les lois dela probabilité.

bu Séjour crut que cela ne sufíisoit pas, et il publia , en1775 , un volume entier , intitulé : Essai sur les Comètes ; leprincipal objet de ce savant ouvrage étoit de rassurer le public ;mais iln’y démontra autre chose , sinon le peu de probabilité dontnous avons parlé. Le cit. de la Lande examinant les objectionsde du Séjour, contre son mémoire, s’exprimoii ainsi.

Au sujet des marées, M. du Séjour observe premièrement, quela comète ne répond pas toujours au même point de la terre ,puisqu’indépendamment du mouvement de rotation de la terre ,la comète a un mouvement propre très-rapide.

Secondement, que les eaux de la mer n’environnent pointtout le globe, et l’on sait, par l’exemple des mers Méditéran-nées, qui ne sont presque point sujettes au flux et au reflux,combien cette circonstance diminue l’eífet des marées.

Enlin la comète ne seroit que très peu de temps (et beaucoupmoins que 10 heures) , à une distance nuisible. Toutes ces raisonsréunies me paroissent élever, dit-il, un préjugé légitime contreles grands désordres des marées produites par Faction descomètes.

Ces considérations sont un peu vagues, dit le cit. de la Lande,il en est de inême de celles que du Séjour fait sur la proximitédes comètes et sur la condition qu’il existe une ou plusieurscomètes dont la trajectoire coupe l’orbite terrestre ; conditioncontre l’existence de laquelle on peut parier ,' dit-il, l’infinicontre l’unité : « Le danger, ajoute-t-il, que nous courons de la» part des comètes, est donc, si j'ose m’exprimer ainsi, un» infiniment petit du second ordre. J'ai cru devoir insister sur cette» comète , pour calmer les inquiétudes de quelques personnes, qui

ont conçu des alarmes déplacées». Quoi qu’il en soit, dit lecit. de la Lande, cet infiniment petit du second ordre, n’estnullement démontré ; on volt seulement le peu de fondement de la

terreur