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Tome quatrième.
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2 7 4 HISTOIRE

d’un autre. C’est ainsi que la terre, dont l’axe fait avec l’éclip-tique, un angle de 6 ó° présenterait à un spectateur placédans le soleil, au temps du solstice d’été , une portion de sondisque, voisine de son pâle boréal, et de 20 p ~ tout autour,qui peu-à-peu se rétrécirait à mesure que la terre se rap-procheront de f équinoxe, et ensuite une pareille étendue de sondisque se développerait successivement jusqu’au moment dusolstice d’hiver. Ce spectateur pourrait penser d’abord que laterre a un mouvement de titubation.

Le second mouvement de libration est encore purementoptique, et l’effet de la parallaxe lunaire qui est, comme l’on sait,d’environ un degré à l’horizon. Pour la concevoir, il suffit deremarquer que nous sommes plus élevés que le centre de laterre, par rapport à la lune située à l’horizon ; ainsi nous de-vons voir au-dessus de la lune un degré de plus que si nousétions au centre de la terre; lorsque la lune se lève, ce degréest de la partie occidentale : c’est le contraire quand elle secouche.

Mais ce mouvement apparent est à peine sensible; car il ne tendà découvrir, sur les bords de la lune, que l’espace d’un degréde son hémisphère apparent, dont la projection , sur son disque,répond à un sinus verse, qui n’est que la septième partie d’uneseconde.

La découverte de ces deux espèces de librations de la lune, estune de celles que Galilée lit en si grand nombre dans le ciel, etsur la lune en particulier. Mais les instrumens dont il se servoitétoient encore trop imparfaits, pour qu’il pût en appercevoirdavantage. II étoit réservé à Hévélius , qui employoit deslunettes très-grandes, et qui d’ailleursa donné une sélénographiefort détaillée ,de reconnoître les mouvemens auxquels la lune estassujétie, surtout la libration en longitude ou dans le sens del’équateur de la lune, en quoi néanmoins l’on doit lui associerle P. Riccioli, qui, en i 65 i, tentoit d’expliquer cette apparencepar le mouvement de rotation de la lune combiné avec son mou-vement inégal sur son orbite. Riccioliavoit raison, comme nousl’allons voir ; mais séduit par je ne sais quelles difficultés , ilabandonna cette explication dont Hévélius avoit eu concur-remment i’idée avec lui, et qu’il fit valoir de manière à emporterles suffrages des astronomes.

Supposons, en effet, le mouvement de rotation de la lune surson axe , uniforme et s’achevant précisément dans le temps d’unerévolution périodique de cette planète. Ce mouvement, vu de laterre, ayant j° 4 d’inégalité, nous devons voir toute cette partiedéplus ou de moins, tantôt à l’orient, tantôt à l’occident, etcela fait 1/ 20 ,, J plus ou moins sur le disque de la lune.