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en !a supposant formée de couches primitivement fluides et dedensités variables; d'ou il conclu que la lune n’a point la figurequ’elle auroit prise , si elle avoit été primitivement fluide. 11considère ensuite faction du soleil sur Je sphéroïde lunaire , etprouve qu’elle est insensible en comparaison de celle de la terreur la lune.
X I.
Du flux et du reflux de la mer .
Nous n’avons point parlé, dans nos premiers volumes , desmarées, phénomène également connu et admiré du philosopheet du vulgaire, et l’un de ceux qui ont le plus excité les effortsdes mathématiciens, pour en expliquer toutes les circonstances.On l'eroit un long dénombrement des opinions diverses , quel-quefois absurdes et monstrueuses , qu’il a fait naître parmi les an-ciens philosophes , on les trouvera indiquées dans le Traité duFlux etdu Reflux de la Mer, publié par le cit. de la Lande en1781. II nous suffira de dire un mot de celles de Galilée, de Walliset de Descartes , et nous insisterons sur celle de Newton , au dé-veloppement de laquelle cet article est principalement destiné.
De tout temps on a reconnu , et l’on ne sauroit se dispenser dereconnoître , que la lune est l'agent d u flux et du ìeíiux de lamer. Le mouvement de cet astre et ceux de la mer se suivent, etse sont suivis de tout temps , avec une telle régularité dans lemême lieu , et avec une telle correspondance avec le mouvementde la lune, que prétendre, avec Vossius, que ce n'est là quel’efièt d’un synchronisme fortuit, ce seroit blesser toutes les réglésde la philosophie. On pourroit, avec autant de raison, avancerque le soleil n’est pas la cause vivifiante de la nature sur uotreglobe. Aussi voyons-nous que la liaison du flux et du reflux dela mer avec les phases et les rnouvemens de la lune, a de touttemps été presqu’universellement adoptée. Pline , Plutarque, etc.nous attestent sur cela le sentiment de l’antiquité.
Après bien des tentatives inutiles, et qui feroient peu d’hon-neur à la philosophie, Descartes proposa une explication assezraisonnable, et, qui du premier abord ,paroit conforme aux loisde la mécanique. La lune, dit-il, passant sur l’horizon et au zénithd’un lieu couvert del’Océan, pèse sur cet endroit, et par uneffet de ce poids, oblige les eaux à s’abaisser au-dessous d’elle ,mais elles ne peuvent s’abaisser que par un effet de l’équilibre desli jueurs , elles ne s’élèvent sur les côtés. \ oilà la basse-rner au-des-sous du zénith, ou à-peu près, du lieu où se trouve la lune, tandisqu’il esthaute-mer à 90° delà. Les eaux s’éleveront donc et