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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Fart. V. Liv. VI. a83

s’abaisseront alternativement de six en six heures environ danschaque lieu ; et comme la lune retarde tous les jours son passageau méridien d’environ trois quarts d’henres, les mêmes maréesretarderont aussi dans le même ordre, comme le fait voir l’ob-servation journalière.

Cette explication a , pour le remarquer en passant, beaucoupd’anaîogie avec celle de Fancien philosophe Seleucus d’Erìthrée.Il disoit que la matière céleste étoit plus resserrée sous la luneque dans le reste des espaces célestes ; qu'ain si resserrée, elleétoit obligée de s’y mouvoir plus rapidement, et de presser par-la les eaux de la mer , ce qui les contraignoit de s’abaisser dansle lieu vers le zénith duquel la lune se trouvoit.

Telle est, en substance, l’explication don née. par Descartes duflux et reílux de la mer ; inaiselleest sujette à de grandes difficul-tés. Une de ces difficultés à laquelle je ne crois pas qu’on puisserépondre , est qu’on ne sauroit. dire que la lune presse sur les eauxde la mer qui sont au-dessous d'elle; car suivant le système destourbillons,chaque planète est dans la couche du tourbillon qui estde même densité qu’elle. Or, dans ce cas on ne sauroit admettreque la lune fasse sur la colonne de fluide, étendue jusqu’à lamer, un effet différent de celui qu’y feroit un volume égal de lamatière de la couche qui la porte. Lorsqu’un globe de bois ,d’une pesanteur spécifique égale à celle de l’eau, nage à la sur-face d’un fleuve , peut-on dire que le fond qui lui répond perpen-diculairement au-dessous, est plus chargé que si la place étoitoccupée par l’eau même ?

L’explication de Descartes pêche encore visiblement par unautre côté; l’observation nous apprend qu’en même temps qu ilest haute ou basse-mer dans un lieu , il Test également au lieu quirépond à son nadir. Or,comment la pression de la lune, en abais-sant les eaux dans le lieu au zénith duquel elle passe, les abais-sera-1-elle également dans le lieu qui répond au nadir du pre-mier P Elle pourroit bien produire une espèce de vallée dans lasurface de l’Océan, qui suivroit plus ou moins rapidement sonpassage sur 1 horizon , et qui seroit d’autant plus profonde, qu'enpassant par le méridien elle seroit plus voisine du zénith, ouqu’elle seroit plus voisine de la terre ; car les marées sont d’au-tant plus grandes que la lune est plus voisine de son périgée ;mais il n’y a aucune raison pour laquelle il en répondit une sem*b labié à l’extréinité du diamètre terrestre.

Laissons donc là l’explication de Descartes , malgré les effortsde quelques-uns de ses partisans , pour en pallier les défauts, etpassons à celles de Galilee et de AY allis.

Le célèbre philosophe italien se fondoit sur cette expérience.Lorqu’un vase plein d’eau, qui a été mu pendant quelque temps

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