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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VI. 28 5

Galilée avec les phénomènes des marées. Il considéra que cen’est point la terre proprement qui se meut autour du soleil,maisle centre de gravité de la terre et de la lune , et que pendant quece centre parcourt l’orbite annuelle de la terre, cette planète etla lune se meuvent autour de ce centre dans l’intervalle d’unmois périodique, choses encore vraies et reconnues aujourd’huipar tous les physiciens - astronomes. Supposons donc, disoitWallis, la terre se mouvoir sur un petit cercle à i’entour de cecentre de gravité , on verra arriver, à l’égard de la terre, tout ceque nous avons vu arriver à l'égard du soleil dans l’explicationde Galilée. II y a, dans cette hypothèse, deux causes de Ilux etde reflux , le soleil et la lune, qui, concourant quelquefois tousdeux comme dans les nouvelles et les pleines lunes , rendent lesmarées plus considérables , et se contrariant quelquefois commedans les quadratures les rendent plus petites. "Wallis publiacette explication en 1666, dans les Trans. philos, et en 169H,dans le second volume de ses Œuvres, recueillies en ò vol. in-olio. Nous nous bornons à y renvoyer le lecteur qui desireroitplus de détails. Cette explication , quoiqu’ingénieuse , a aussi sçsdifficultés, qui ne permettent pas de l’admettre; d’ailleurs, 1'ex-plication nentonienne, si bien démontrée actuellement, nousdispense d'insister sur celle de "Wallis.

Les découvertes modernes sur l’électricité , ont donné nais-sance à un système assez spécieux sur la cause du flux et reflux.Quelques physiciens ont vu, et avec raison, dans l’électricité undes a gens principaux de la nature, et ne se bornant pas à sonactivité, sur notre globe, ils ont pensé quelle s’étcndoit à toutnotre système planétaire, et que toutes les lois qui le régissent enétoientune dépendance. Cette idée surtout a été surtout fort culti-vée et mise dans un jour séduisant par le feu comte de Tressan{Essai sur le fluide électrique ,considéré comme agentuniversel.Paris, 1786, in- 8°). Selon ce système, la lune, douée d'uneélectricité puissante , attire les eaux de la mer et les soulève au-dessus du point qu’elle domine ; Fauteur en établit la possibilitéet méine la vraisemblance par cette expérience. Si à la surfaced’une eau tranquille on présente un corps,par exemple,un tube deverre fortement électrisé, on voit, à une distance .assez sensible dece corps,l’eau former une éminence, venir au devant deluijet si l’onpromène, à même distance, ce corps électrisé sur la surface decette eau, l’on voit cette petite tumeur le suivre et avancer aveclui. L’électricité est même très-vraisemblablement la cause pro-ductrice de ces phénomènes connus des marins sous le nom detrombes de mer. ici c’est le nuage électrique qui aspire , pourainsi dire , l’eau ; là c’est la lune qui, fortement électrique,ne fait, vu son éloignement, que soulever l’eau de la mer,