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Tome quatrième.
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28 6 HISTOIRE

au-dessous d’elle et dans ies environs du point au-dessus duquelelle se trouve. Or, cet eau ne peut s’élever ainsi sans que cellequi en est à pO»n'accours, pour ainsi dire, pour la remplacer selonles lois de f équilibre, ce qui fait qu’à yo° de ce point la mer,doits’abaisser, et conséquemment si les eaux de la mer, privéesd’inertie, pou voient sur-le-champ obéir à ces causes, on auroitbasse - nier lorsque la lune est à f horizon, comme haute-mer-lorsqu’elle est au méridien.

L’on convient que cette idée est ingénieuse ; mais indépen-damment de ce que ce système ,qui fait du fluide électrique le res-sort principal et presqu’unique de la nature, n’est pas fondé surdes preuves suffisantes, on ne voit nul moyen.d’expliquer par-làcomment l’ean de la mer s’élève aussi au point diamétralementopposé à celui que la lune domine. II étoit réservé à Newton depénétrer ce mystère, comme tant d’autres ; c’est une branche de sathéorie de la gravitation universelle ; elle satisfait si bien à tous lesphénomènes , qu’on ne peut plus avoir aucun doute à cet égard.

11 suit d’abord des principes de l’attraction , que si unesphère comme la terre est couverte d’un fluide dans unepartie de sa surface, s’il y a une action d’un corps extérieurcomme la lune, le fluide s’arrangera en forme de sphéroïdeallongé, dont le grand axe est dirigé vers le corps attirant ;c’est ici le cas de se ressouvenir de la décomposition des forces quenous avons faite en analysant faction du soleil sur la terre et lalune. Une décomposition toute pareille montre que les partiesdu fluide, qui sont à 90 e de la lune , sont portées vers le centrede la terre avec une augmentation de pesanteur , et que celles quisont en conjonction ou en opposition, c’est-à-dire, aux deuxextrémités du diamètre terrestre qui passe par la lune, ont leurgravité diminuée par faction de cet astre , ainsi que les partiesvoisines, jusqu’à environ 35 ° de distance. II est donc nécessaire ,pour que ce fluide se mette en équilibre , qu’il s’abaisse vers lesquadratures, c’est-à-dire , dans les lieux qui ont la lune à l’hori-z on, etqu’il s’élève aux deux extrémités du diamètre dirigé à cetteplanète et aux environs ; d’où il suit quïl formera un sphéroïdeayant son grand axe tourné vers la lune ; cette éminence ou tu-meur des eaux 11’auroit qu’unmouvement fort lent, c’est-à dire,égal à celui d’une révolution lunaire,si la terre n’avoit aucun mou-vement diurne. Nous n’avons parlé encore que de la lune , parcsque, vu sa proximité, c’est elle dont faction sur ies eaux de lamer est la plus sensible ; mais le soleil y a aussi sa part. Elle estmoindre , malgré son immense masje , à cause de son prodigieuxéloignement; tout cela est une suite d’un des corollaires de la 66 eproposition du premier livre des Principes Mathématiques deNewton.