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santeur vers la terre dans les quadratures. Et quant à la forcecentrifuge, elle n’agit que perpendiculairement aux parois ducanal ; ainsi elle n’est ici d’aucune importance. II ne s’agit doncplus que d’égaler les pressions de chaque canal sur le centre , etcette équation donnera l’excès de l’un sur l’autre, c’est-à-dire,l’élévation des hautes-m ers par-dessus les basses. Tel est le pro-cédé de M. B. qui trouve, de cette manière, la marée solaire surla terre supposée homogène.
Mais d’Alembert a remarqué que dans la généralité que Ber-noulli a voulu domler à sa solution , il a commis une petiteerreur. Ce savant géomètre ne se bornant pas au sphéroïde ho-mogène pour lequel sa conclusion est exacte, supposoit laterre composée d un noyau sphérique dont les couches diffé-rassent en densité , selon une loi quelconque , et recouvert d’unfluide peu élevé. Or, pour déterminer la figure que devoitprendre ce fluide , il supposoit, dans les deux canaux dont nousavons parlé plus haut, que chaque particule de fluide étoit dela densité de la couche où elle se trouvoit, ce qui le conduisoit àdiverses conséquences curieuses; par exemple, que si la terreétoit creuse et formée d’une seule calotte sphérique et fort mince ,recouverte de fluide, il n’y auroit point de flux et de reflux ; quesi le noyau de la terre, restant solide, étoit recouvert de diversfluides différens en densité, la hauteur à laquelle ils s’éleveroientpar faction de fast^e attirant, seroit réciproquement comme ladensité; dernière conclusion qui eût été fort utile pour l’explica-tion des vents continus. '
Mais le vice consiste en ce qu’ayant supposé solide ce noyausphérique de différentes densités, il le perce d’un tube recourbé,comme nous avons vu, et il y fait les particules du fluide demême densité que celle de la couche dans lequel il se trouve.Or, ces deux suppositions ne vont pas ensemble. En effet, sup-posons que l’équilibre s’étant fait dans l’hypothèse de B.les parties du canal qui sont dans le noyau se consolident, l’équi-libre ne subsistant plus ; car ces deux parties du canal pèsentinégalement quand elles sont fluides. Elles seroient, à la vérité ,d’égale pesanteur s’ii n’y avoit aucun agent extérieur; mais dèsqu’on suppose un pareil agent, la pesanteur de chaque partie del’une des colonnes est diminuée et celle de l’autre est augmentée.Ainsi des deux canaux entiers et en équilibre, supprimant desparties inégalement pesantes , les restes ne sauroient etre enéquilibre. Les deux suppositions ci dessus ne peuvent donc pasêtre substituées l une à l’autre, puisqu’il en resulte des effetsdifférens.
II faut, par cette raison, prendre une autre route pour déter-miner quelle sera la forme du fluide superficiel attiré par un corps