340 HISTOIRE
Ramsden avoit exécuté des cercles , comme nous Gavons dit ;mais, dans ces cercles, l’observation ne se faisant que sur un pointíixe de la circonférence, on perd l’avantage inestimable de dimi-nuer les erreurs de la division, en multipliant les observations,avantage qui ne peut être compensé par la précision que cethabile artiste mettoit dans l’exécution de ses instrumens.
On trouve la description, la ligure et l’usage de ce cercle dansla Connaissance des Temps de lan 6, 1798 , et dans le livre ducit. Cassini, Exposé des opérations faites en France, &c. 1791.Cet à cet instrument que l’on doit l’avantage d’avoir actuellementà une seconde les hauteurs du pôle et les déclinaisons; la lon-gueur des degrés mesurés par les cit. de Lambre et Mechain , adû à ces cercles toute son exactitude.
Ces cercles multiplicateurs ont deux alidales, une qui porte lalunette et une qui porte le niveau ; celui-ci étant bien calé , et surle même point, quand l’instrument est tourné à fOrientet ensuiteà l’Occident, la lunette marque le double de la distance de l’astreau zénit. Après cela on retourne le cercle, on dirige la lunettesur l’astre, l’on dispose le niveau comme la première fois, et l’oncommence une nouvelle paire d’observations ; on en fait ainsivingt et plus, tant avant qu’après le passage au méiidien, etles réduisant toutes au méridien, l’on a la hauteur méridienneà une seconde près et même mieux.
L’instrument des passages où la lunette méridienne, en angloisTransit, est une acquisition précieuse de ce siècle-ci pour Gastro-nomie, et nous lui devons la perfection actuelle des cataloguesd’étoiles et des tables des planètes.
La nécessité où sont les astronomes d’observer sans cesse les"différences d’asccnsion droite entre les planètes et les étoiles ,leur a fait chercher un instrument qui pût être placé bien exac-tementdans le méridien ; dans le quart de cercle mural, quelquesoin qn’on prenne à le dresser exactement, on ne sauroit avoirun plan assez, régulier et assez parfait pour que la lunette décriveleméridien à quelques secondes près, du zénit jusqu’à l’horizon ,et l’erreur est souvent de 7 à 8 secondes de temps. Pour obtenirde la précision dans les passages au méridien, il faut recourir àune lunette montée sur un axe qui soit tourné avec grand soin.L’opération du tour étant, par sa nature, la plus exacte qu'il y'ait dans les arts, un instrument fait sur le tour est aussi le plusparfait.
Le premier dont on ait parlé, suivant le cit. de la Lande, estCelui de Romer, qui le décrivit lui même en 1700 ( Aliscail Bero-lin. t. III, Horiebow, Basis Àstronomiae , 1786). Romer s’étoitfait, en 1689, à son etour en Dannemarck, un observatoire danslequel il avoit placé plusieurs instrumens, entr’autres une lunette