DE S MAT H É MAT IQ U E S. Paut. V. Liv. VII. 34 9
z"ra-8°. p. 62). Lorsqu’il partit pour le voyage autour du monde ,cet observatoire devint inutile.
A Mon tau ban, le cit. Duc-la-Chapelle, íìls du receveur desfinances, après avoir travaille à Paris, a été dans son pays fonder unobservatoire à ses frais. Le bureau des longitudes Ini a envoyéun secteur de la Caille, et depuis 1789, on a reçu de lui un grandnombre de bonnes observations.
Le cit. Flaugergues, à Viviers, s’est aussi formé un observa-toire; le bureau des longitudes lui a envoyé divers instrumens, etil y travaille utilement.
A Brest, on avoit fait un petit observatoire pour l’académie demarine, à l’hôtcl de Saint-Pierre, rue de Siain ; cet hôtel sert àprésent de logement au commandant de la marine, et l’observa-toire ne sert plus ; mais on espère en avoir un plus considérable,le bureau des longitudes ne cesse de le solliciter.
A Genève, Jacques-André Mallet, avoit obtenu en 1771 unobservatoire qu on éleva sur les remparts de la ville ; il y établitde bons instrumens faits à Londres , et il y fit beaucoup d’obser-vations avec Trembley et Pictet. Dans les lettres de M. Bernoulli,on voit un plan de cet observatoire, qui est un octogone de 9pieds de côté. Dans les troubles de 1782, l’observatoire fut dé-vasté par les troupes de France et de Piémont, que les magistratsnégatifs avoient appelés à leur secours contre les représentans,et M. Mallet fut obligé de transporter ses instrumens à Avully, oùétoit sa maison de campagne. 11 est mort en 1790. ( Voyez sonéloge dans le Guide astronomique pour 1791).
Après avoir parlé des observatoires de France, le premier quiappelle notre attention est l’observatoire de Greenwich, près deLondres ; il nous présente également une succession d’astro-nomes dans les fastes de cette science. D’abord Flamsteed, qui,ainsi que J. D. Cassini, déjà célèbre plusieurs années avant la findu siècle précédent, prolongea dans celui ci sa carrière jusqu'enìq'òo. U eut pour successeur le célèbre Halley, qui remplit saplace jusqu'en 1742. 11 a été si fréquemment parlé des travauxde l’uri et de l’autre, que nous sommes dispensés d’en rien direde plus.
Bradley occupa la place d’astronome du roi à Greenwich jus-qu’en ,762. Ses observations, qui dévoient être imprimées toutde suite, ont été long-temps à paroître ; les tuteurs de sa filles’en étoient emparés sous prétexte qu’ils leur appartenoient etnon à la nation. On leur intenta un procès au nom du roi,procèsnon jugé jusqu en 1777, que le docteur Samuel Peach ayantépousé la fille de Bradley, en fit hommage au gouvernement,s’en remettant à sa générosité. Les papiers surent en consé-