DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. VII. 363
pour les années 1715-1725, et continuées ensuite jusqu à pré-sent j son traité De atinuis stedlarnm iwerrantiuìn eberratio-nibus, où il discute les obsërvatiòns alléguées en preuve de laparallaxe annuelle deà fixes. Nòus croyons devoir observer iciqn’Eustache Manfredi étoî't fière de Gabíiel Manfredi, qui obser-vait avec lui, et quisÙest fait surtout un noín parmi les géomètres,par son livre Dé ú'òhstrnctiòn'eèifkdtiònuvi diffetentìatium secun-digmdus. Ajoutons que mademoiselle Manfredi, leur sœur, avoitaussi uh goût particulier pouf l’astrofiomie , et y étoit assezversée pour aider son frère dans les observations et dans les éal-culs. Après la mort dé Manfredi, l’observatoire de Bologne a ététenu par divers astronomes de mérite, Zaiiotti , Cantefzaiii,Matteucci, et actuellement par M.'GUgliélminiet Ciccolini.
A Borne il y a eu plusieurs observatoires 5 un an collège Ro-main, où observoit le P. Asclepi, depuis l’abbé cûmïe Asclepi,ex-jésuite. 11 avoit succédé au P. Boscovich dans la place deprofesseur de mathématiques au collège Romain ; 011 a de luidivers morceaux astronomiques. II y avoit un autre observatoire aucouvent de la Minerve, où observoit le P. Audilfredi, biblio-thécaire de cette maison, dont on a plusieurs bénnsS observa-tions et pièces relatives à 1’astronomie. L'église des chartreux ,formée d’une des salles des thermes de Dioclétien, présente auxobservateurs un gnomon élevé par Bianchini.
Le duc de Sermoneta, don Francesco Gaètani, a élevé depuispeu d’annces et garni d’instrumens dé clioist, un observatoiredont il a confié le soin à MM. les abbés Veiga et Cavalli, qui ontpublié leurs observations du passage de Mercure sur le soleil en.1769, ainsi que des éphémérides calculées pour le méridien deRome, et commençant k 1768 (1) ; mais on n’y tait plus d ob-servations actuellement.
A Pise , l’observatoire est une tour bâtie vers 1 ? 3 o , aux dé-pens de l’nniversité et meublée de bons instrumens; on y voitun quart de cercle mural de 5 pieds, fait par Sisson, une lunetteméridienne de 5 pieds; un télescope de Short, de 5 pieds; deuxpendules de Grahain. Pérelli avoit la direction de cet observa-toire : M. Slop de Cadenberg, son successeur, s’occupa assidue-ment des observations astronomiques, et il en a publie des re-cueils importans en 1772 , 1778 et 1789 : son fils est adjoint al’observatoire.
E’astronomie a été aussi cultivée à Florence, sous les auspicesgrand duc de Toscane, par le P. Ximenez, qui a donne
(') Ta vo l e delT effemeridi Astro- ilSig. Dort Francesco Gaetanì Ducanorniche per l ’ ann0 ,-g, ca lcolate al di Sermoneta delT abbate , Eusebio
mezzogiamo di Rorna ad uso délia Veiga , ill- 8°. Roma.
Specola Gaetani: Dedicate à S. E.
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