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Tome quatrième.
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3 64 HISTOIRE

divers mémoires astronomiques parmi ceux de la société ita-lienne des sciences. Ximenez a, en particulier, continué d’avoirl’usage de l’observatoire établi à l’ancien collège des Jésuites,aujourd’hui des Ecoles-hies, et il a sacrifié à son ameublement,en instrumens, le revenu des autres places que le grand-duc avoir,accordées à son mérite d’ingénieur j la foudre étant tombée en1777 sur dôme, oh est la laineuse méridienne de Toscanella,que Ximenez avoit rétablie, il s’empressa d’instruire le mondesavant que ce monument astronomique avoit resté intact.

Venise, assez stérile en astronomes, nous en présente néan-moins quelques uns. Avelloni, Miotti et Luigi-Zucconi, dont lepremier est auteur de quelques écrits sur les comètes, et enparticulier sur celles de 1769 et 1770 ; le dernier a aus i écrit surle même sujet, sur l’héliomètre et sur la machine parallactique.

Mais Venise, qui étoil le centre du gouvernement de la répu-blique, n'étoir pas, en général, le séjour des lettres. C’est Padouequi est l’Aihònes de cet état , et l’astronomie y a été cultivée.II y a un observatoire dans la laineuse tour du cruel tyranEzellin, mort en r 269 ( Voyez le Voyage d’Italie du cit. de laLande, t. IX ); on la disposa en 1769 pour faire un observatoire.Ce changement donna lieu au distique suivant du P. Boscovich :

Quac quondam infernas turris duccbat ad timbras ,

Niuic vencturn auspiciis pandit ad astra via m.

On y voit un grand mural de 8 pieds de Ramsden , fait en 1778.Toaldo , qui en avoit la direelion, s’occupoit utilement del’astronoinie. Toaldo a publié divers ouvrages , surtout unexcellent traité de météorologie en 1771. 11 est mort en 1797 : ila été remplacé par M. Chiminello , son neveu.

L’état de Venise a vu aussi à Vérone un observatoire intéres-sant que M. Cagnoli y forma à ses frais dans sa maison. C’est àìui que l’on doit une excellente trigonométrie en françois et enitalien, qu’il a publiée en 1786, pendant un séjour de quelquesannées fait à Paris , où il avoit acquis d’excellens instrumens en1782. Revenu dans sa patrie en 178s, il y a formé l’observatoiredont nous parlons, et y a observé depuis 1787, jusqu’au tempsoù Bonaparte, ayant conquis l’Italie , appela Cagnoli à Milan , àla sollicitation du cit. de la Lande. 11 a publié un Almanac astro-nomique pour 1791 et suiv. accompagné de beaucoup de noticesintéressantes. II est à présent professeur à Modène, mais il n’ob-serve plus.

La ville de Milan est celle où l’astronomie est le plus assidue-ment cultivée. Les jésuites y firent un bel observatoire en ij 65 . Ony appela le P. Lagrange, jésuite, ci-devant professeur de mathé-matiques et astronome de Marseille i il étoit à ia tête de l’obser-