3 7 o HISTOIRE
■veinent des astres , il seroit impossible d’éviter le sort qu’il n on srecelle ; telle est cependant l’inquiétude de l'esprit humain, qnedans tous les temps il a ambitionné de lever le voile qui lecouvre. Delà l’astrologie et toutes les pratiques superstitieusesdont des imposteurs et quelquefois des gens persuadés ont abuséla crédulité humaine.
L’origine de l’astrologie ine paroît due à la vanité autantqu’à la crédulité de l’esprit humain. L’homme vain des facultésqui l’élèvent au-dessus des autres êtres , rampans comme lui surla terre, semble en avoir conçu l’idée qu’il y avoit entre le cielet lui une sorte d’affinité et de correspondance. Les mou ve-ine n s des astres sont astreints à une rcpnlaiité merveilleuse,et quelques-uns d’eux iríLuent d une maniéré sensible sur diversphénomènes de la nature , on les a regardés comme des ins-trumens dont la Divinité se sert pour annoncer ses décréts auxhommes. Ajmt<zà cela les concours accidentels de quelquescalamhésavi c jmdques phénomènes frappans,comme des éclipsesde -oleil et de lune, ou quelque Comète. Il n’erj fallut pas da-vantage dans l’enfance du genre humain pour persuader quetous les grands événemens tenoient aux inouvemens célestes jque les grands de la terre ne meuroient point sans quelquephénomène céleste, enfin par degrés que tout homme avoitson destin écrit dans le ciel, et qu’il n’étoit question que desavoir y lire.
Les apparences particulières qne présentent les planètes , lesnoms qu’on leur a accidentellement donnés, f’nienl de nouvellessources d’erreurs à cet égard. La planète de Saturne marchelentement, elle a une lumière pâle et plombée; elle fut doncd’abord l’emblêine et ensuite la cause de la décrépitude, des ma-ladies. Mars a une lumière rougeâtre, il reçut le nom du dieude la guerre, il dut produire les hommes Courageux, guerriers,inhumains. II en est de même des signes du zodiaque : les nomsqu’ils reçurent primitivement, ouvrage du hasard, ou suite dequelques phénomènes naturels qui suivent l’entrée du soleildans chacun d’eux , ou sa simple approche, furent snffisans pourleur faire attribuer des propriétés productives de ces effets. Lelion, par exemple, qúi fut d’abord l’einblême de la chaleurqui a lieu quand le soleil approche de ce signe, fut bientôt lacause de la naissance dès hommes forts et même féroces. Ainsiquand un homme naissoit sons la planète de Mars placée dansle lion, ou le lion conspirant avec Mars suivant certaines règlesinventées dans la suite , ce devoit être un héros , ou un brigand.On ne sauroit trop s’étonner de voir l’homme donner à de puresdénominations, qui étoientson ouvrage, une puissance physique.C’est le cas du sculpteur qui avtíit fait un Jupiter si terrible et siimposant, qu’il ne pouvoit plus le regarder sans trembler.