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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VII. 3;3étoient persuadés que ce que nous croyons dépendre de notrevolonté ou notre détermination, étoit lié aux mouvemens desastres, et que c’étoit là la destinée. On a lieu de croire queles ouvrages astrologiques attribués, soit justement, soit injus-tement à Ptolemée, ne sont que le résumé de l’ancienne astro-logie égyptienne. On sait aussi qu’il y avoit deux manières dedresser un thème de nativité, celle des Caldéens et celle desEgyptiens; ce qui assure à ces deux peuples l’invention de cesméthodes. Voyez Goguet , de ïOrigine des Lois, des Arts etdes Sciences, , t. I. page 2i5. t. 111, p. u5. in- 4°.

Ce lut partout vers le commencement de Père chrétienne, oupeu avant que les rêveries astrologiques, jusques-là circons-crites dans l’orient et l’Egypte, envahirent en quelque sorte l’em-pire romain ; Home en fut inondée ; en vain le sénat donnaplusieurs fois des décrets contre cette espèce de devins connussous le nom de Caldéens, ou sous celui de mathématiciens q u'il ss’étoient arrogés; ils s’y maintinrent, et quelques-uns s’y firentun nom par leur prétendue habilité, comme Nigidius Figulus;Trasyllus, l’astrologue de 'libère; Tarutius Firmanus, atnipour-tant de Cicéron et de Varron , et surtout le pocte Maniliusdont le poème intitulé Astronomicon , est presque tout astro-logiqre. Ajoutons à ces hommes Julius-Firmicus Maternus, quivivoit vers le commencement du quatrième siècle de l’ère vulgaireet dont on a l’ouvrage intitulé : Astronomicon sìve Matheseos,iAbrì Vlìl , publié en 1 35 1 avec quelques autres opusculesgrecs et arabes du même genre ; c’est une sorte de cours d’as-trologie judiciaire où sont développées au long toutes les règlesde cet ait imaginaire. II n’y a presque rien qui tende au progrèsde la solide astronomie.

Le goût pour l’astrologie s’introduisit vers le même tempschez les Grecs. Ptolemée lui-même céda au torrent de son siècle,s il est vraiment Fauteur de deux ouvrages donnés sous son nom,le 7étrabib/on , seu liber quadripartitus de Apotelesmatibuset judicìis astrorum, publié à Nuremberg , en ió35, avec celuiqui est intitulé, Carpos ou Centìloquium. Le premier contientles règles de cet art, et le second est une sorte de recueil d’a-phorismes astrologiques au nombre de cent. Divers astrologuespénétrés de respect pour le dernier, l’enlèvent à Ptolemée, eten font don au célèbre Mercure trismégiste. J’aime à croire quePtolemée n en fut point auteur puisque dans son grand et im-portant ouvrage de l’ Almageste , il n’y a pas un seul mot d’as-trologie. Au contraire, les deux ouvrages dont je viens de parlerpeuvent être regardés comme le précis de l’astrologie égyptienneque quelque amateur, si ce n'est Ptolemée, a compilés d’aprèsles écrits jusqu’alors cachés des anciens Egyptiens. On peut lui