3 7 4 HISTOIRE
associer un certain Paul d’Alexandrie, qui composa vers l'an 3 y 5une introduction à l’astrologio publié en 1 588 , d’aprèsun manus-crit de la bibliothèque du comte de Rantzau.
Mais c’est surtout chez les Arabes que les visions astrolo-giques íirent une grande fortune. La solide astronomie íut chezeux presqu’entièrement subordonnée à l’astrologie. L’histoirearabe est remplie de traits qui prouvent le foi b le qu’avoit cepeuple pour cet art. Le nombre des auteurs qui en ont traitépresque uniquement formeroit un assez long catalogue , maisnous en citerons seulement quelques-uns. Tel fut le juif Mes-salah, naturalisé Arabe, dont on a divers ouvrages astrologiques ,en tout ou en partie ; tel fut encore Albumasar, ou Abumashar,dont l’ouvrage est un chef-d’œuvre pour ceux qui ont la ma-nie astrologique. Cet ouvrage contient néanmoins des chosescurieuses à d’autres égards. On doit leur joindre les célèbresAlchindi et Ali-Ben-Rodoam , que Cardan ne pou volt trop ad-mirer , Alcabitius ( i ) , Alfarabius ; Alboacen , Aliaben Ragel (a),Albubater ( 3 ), Almansor ( 4 ), Omar de Tibériade ( 5 ), Abdila-zis, Zahel ou Zahel Bebis (6) et nombre d’autres dignes del’obscurité où ils sont aujourd’hui, si ce n’est pour quelquesvisionnaires. Les astrologues arabes osèrent enfin en 1179 an-noncer pour l’année 1186 une sorte d’inondation générale etdes ouragans affreux qui dévoient tout boulverser Ce devoitêtre suivant eux la suite d’une conjoncture des cinq planètestant supérieures qu’inférieures qui seroient précédée par unegrande éclipse de soleil ; l’orient et l’occident lurent allarméspendant sept ans ; mais l’événement donna le démenti à l’art,car cette année , au rapport d’Aimoin , ne fut marquée paraucun des malheurs annoncés (7). Nous verrons une prédic-tion semblable faite en Allemagne pour i 52 Ó , qui ne fut pasplus heureuse.
11 y eut cependant dans tous les temps des hommes d’unsens droit qui apprécièrent justement l’astrologie. Cicéron en
( 1 ) Alcabitius cum comm. J. deSaxonia. Venet. i5o2 , in- 4°. i5o3 etet 1012 , in-fol.
( 2 ) De judiciis astrorum , i5o3 ,1571 , in-fol.
(3) Albubater et centiloqnium. divihermetis. Venet. i5oi , in-fol.
(4) Venet. i497 , in-fol.
(5) De nativitatibus , 6 *c. Venet.1 5o3 , in-fol. It. i538 , in-fol.
( 6 ) De interrogationibus, &c. Venet.»4<>3 , in-fol.
( 7 ; On lit dans la Bibliothèque
orientale , de d’Herbelot , au motAnuari , poète astronome . ou astro-logue arabe , que l’an 58 1 de l’Iiégire ,qui revient à ii85 de J. C., il y eutune conjonction des 7 planètes dans letroisième degré du signe de la balance ,qui étant un signe aérien , donna lieuà cet Anuari de faire des prédictions ;elles lui firent si grand tort , qu’il sevit obligé d’abandonner la cour dusultan et de se réfugier à Balke , oiencore put-il à peine être reçu.