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tîon. Car il disoit que Dieu le père ayant prévu de toute éter-nité la vie et la mort de son iils , l'avoit fait naître au momentoù la configuration des astres annonçoit tout ce qui devoit luiarriver.
L’astrologie eut cependant vers ce temps un ennemi terrible ,c’est le fameux Jean Pic de la Mirandole, qui publia en 1496douze dissertations contre ce vain art. Mais cela ne dessilla pasles yeux, et môme l’astrologie fut défendue par divers astro-logues ou astronomes comme Luc Bellantius, Jean Abiosus etplusieurs autres, de manière que la crédulité continua d’étendreou de conserver son empire.
II seroit long et fastidieux de passer en revue tous les hommesqui ont écrit sur cet art ridicule , ou qui Pont pratiqué. Il suffirade parler des plus fameux. On - peut mettre parmi eux au pre-mier rang Regioinontanus, le restaurateur de l’astronomie, néen i436. Guide Bonatus de Forli, qui fut auteur de dix traitésastrologiques, Stoefíler qui publia pendant longues années díSéphémérides farcies de prédictions astrologiques. Dans celle de1499, ïl annonçoit pour iói4 une effroyable inondation danstoute l’Europe, à cause de la réunion de planètes supérieuresdans le signe des poissons , prédiction qui fut renouvellée en.ìdzi par J. Virdangus. dans un écrit particulier; les bateauxen renchérirent dans l’Allemagne, mais cette prédiction fut ré-futée par Augustin Niphus et George Tanstetter, et mieux encore
Î >ar l’événement ; car cette année fut un peu plus sèche quees précédentes.
Stoefiler occupa ainsi le trône astrologique par ses prédic-tions annuelles jusques vers le milieu du seizième siècle, où ileut pour successeur Cyprianus Léovitius, qui écrivit diversouvrages de ce genre. Parmi les astrologues ou fauteurs de l’as-trologie, pendant cette période de temps, fut encore Lucas Gau-rions , dont la moitié des œuvres sont de pure astrologie. Celane l’empêcha pas cependant d’être élevé au siège épiscopal deCivita Vecchia. On est fâché de trouver ici le savant Camé-ra rius, l’une des lumières de l’Allernagne avec Méianchton ,donner une édition soignée d'une troupe d’astrologues grecs ,latins, arabes. 11 faut croire qu’il envisageoit la chose plus ducôté littéraire que du côté scientifique. Mais le plus illustrepour ainsi dire de ces astrologues fut Cardan , dont nous avonstracé ailleurs le portrait. Cet homme bizarre au-delà de touteexpression ne pouvoit manquer d’adopter les visions astrolo-giques, II osa, comme le cardinal d’Ailly, déduire de la con-figuration des astres, au moment de la naissance de Jésus-Christles divers événeinens de sa vie. Toutefois dans le pays où l’onayoit brûlé quelques siècles auparavant Cecchi d’Ascoli, ainsi> que