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et celle de nos •vaisseaux s’en écarte et se rapproche plus decelle d’un prisme quadrangulaire qui ne le décompose que dansle sens horizontal. Leurs fourcas sont conduits de plus loin quedans nos vaisseaux, afin de faciliter le courant du sillage pourfrapper plus directement le gouvernail, dont la pelle est aussiplus large.
Les vaisseaux anglois tirent peu d’eau par devant, ce quicontribue encore à les faire arriver ou venir au vent avec plusde facilité. Ils donnent beaucoup de tonture à leurs butinions.C’est par cette raison et par la force de leur precintes, qu'ilsne paroissent jamais arqués comme les nôtres.
Les bas mâts de leurs vaisseaux de 74 canons sont de 10 piedsplus courts, et leurs mâts de hune de 10 pieds plus longs. Leurvergues sont aussi plus longues , et les boutsdehors des bon-nettes surtout le sont encore proportionnellement plus.
Leurs bases voiles sont plus courtes, mais plus larges que lesnôtres ; les huniers sont plus grands, et ont quelquefois jusqu'àdeux vis de plus que ceux de nos vaisseaux ; ils sont d une toileplus légère que leurs basses voiles.
3 .es perroquets, les voiles d’étay, et surtout les bonnettes, sontd’une toile très íine, très-légère, serrée, et beaucoup plus grandesque les nôtres ; l’étendue de ces dernières est d’autant mieuxraisonnée, qu’on n’en fait usage que quand il n’y a que peude vent, et par conséquent peu de danger.
Tons leurs cordages, tant dans les manœuvres courantes quedormantes, sont aussi plus légers et d’un meilleur lil. Le fil decarret espagnol est cependant meilleur que le leur.
Toutes ces recherches, et une infinité d’autres que je pourvoisciter, sont le fruit de la méditation d’une nation qui semblene s’être occupé que de sa marine ; son gouvernement, surtout,n’a jamais perdu de vue tous les inoyens d’encouragement quiont pu contribuer à sa perfection.
Le principal défaut de nos vaisseaux pour manœuvrer, surtouten ligne, est d’être trop longs. 11s n’arrivent ou ne viennent auvent que très-difficilement ; pour en citer un exemple, je rap-pelerai que le combat des .Saintes n’a eu lieu qu’à cause de cedéfaut essentiel:il occasionna sabordage de la Ville de Paris etdu Zélé. Cet abordage fut cause ensuite d’un combat qui n’au-roit | as eu lieu sans cet accident. Au reste ces objections $e-1 oient peut-être sujettes à contestation ; il me suffit de les avoirrapportées; on y à même déjà répondu dans le même journal.
On avoit fait en Angleterre un vaisseau en fer de ìòo tonneaux,mais cet essai n’a pas eu de suite.
Depuis trente ans on a commencé en Angleterre à doubler lesvaisseaux en cuivre : ils vont mieux, et les Anglois en ont pro-